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Tunis: trois Femen interpellées après une action seins nus

Trois Femen venues de Paris pour mener une action à Tunis ont été interpellées sans ménagement, ce mercredi.

Trois Femen venues de Paris pour mener une action à Tunis ont été interpellées sans ménagement, ce mercredi. - -

Trois militantes Femen, dont deux Françaises, ont été interpellées ce mercredi matin à Tunis, où elles menaient une action seins nus à l'ouverture du procès d'Amina, cette Femen tunisienne arrêtée le 19 mai dernier, à Kairouan.

Trois militantes Femen ont été interpellées mercredi matin à Tunis après une action seins nus, une première dans le monde arabe, en soutien à une militante tunisienne détenue depuis le 19 mai.

Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice de Tunis, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient "Free Amina", la militante Femen emprisonnée dans l'attente de son procès jeudi à Kairouan (centre) pour le port illégal d'un spray lacrymogène.

Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers qui les ont traînées à l'intérieur du tribunal.

Action des #Femen à l'instant devant le Palais de Justice de #Tunis beaucoup de confusion twitter.com/_DavidThomson/...
— David Thomson (@_DavidThomson) 29 mai 2013

Première action dans le monde arabe

"C'est la première action que nous menons dans le monde arabe (...) j'ai préparé cette équipe internationale à Paris et elles ont été envoyées hier (mardi) à Tunis", a expliquée par téléphone Inna Shevchenko, dirigeante des Femen à Paris.

L'attentat à la pudeur en Tunisie est passible de six mois de prison ferme. "On ne fait pas attention à ce genre de choses. Dans ces pays, la loi est appliquée comme ça arrange (le pouvoir). On voit bien qu'on risque en Tunisie deux ans pour un simple graffiti", a-t-elle ajouté.

Arrêtée pour avoir écrit "Femen" sur un mur

La jeune Femen tunisienne Amina a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu'elle eut peint sur un muret proche d'un cimetière le mot Femen. Elle est en détention depuis et risque six mois de prison pour détention d'un spray d'auto-défense.

Elle pourrait aussi être poursuivie pour profanation de cimetière, délit passible de deux ans de prison.