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Attaque à Tunis: deux Français tués

Une attaque menée par au moins deux hommes armés de kalachnikovs contre le musée du Bardo à Tunis a fait au moins 17 morts parmi les touristes étrangers présents à l'intérieur du bâtiment. Deux Français font partie des victimes, confirme ce mercredi soir le Quai d'Orsay, tandis que deux Tunisiens ont également péri.

Quelque 19 personnes, dont deux Français, ont été tuées mercredi dans une attaque menée par deux hommes armés contre le musée du Bardo, à Tunis, situé juste à côté du Parlement tunisien. Il s'agit de l'attaque la plus sanglante ayant frappé la Tunisie depuis l'attentat de Djerba, en 2002. Retour sur les événements de la journée.

> Que s'est-il passé?

Au moins deux assaillants, le chiffre de trois ayant été évoqué, se sont introduits dans le musée du Bardo, déguisés en militaires, vers 12h30 (heure française). D'après des témoignages, ils seraient entrés par la porte de service du Parlement. Une députée tunisienne, Saydia Ounissi, était au Parlement du Bardo, mitoyen du musée, lors de l'attaque. Elle a donné l'alerte sur Twitter.

Alors que des dizaines de touristes étrangers se trouvaient dans le musée, les deux hommes ont ouvert le feu. BFMTV a pu s'entretenir avec une Française réfugiée avec son mari dans le musée. "On a peur qu'ils arrivent d'un coup et qu'ils nous tuent", a-t-elle confié.

En tout, l'attaque a duré quatre heures. La police tunisienne est intervenue peu avant 15h30, tuant les deux assaillants et libérant les touristes retenus dans le musée. Un policier tunisien a également péri dans l'assaut.

Cet "attentat terroriste", selon le ministère de l'Intérieur, touche le pays pionnier du Printemps arabe qui, contrairement aux autres Etats ayant vécu des mouvements de contestation en 2011, a jusqu'ici échappé au chaos et à la répression.

> Les réactions en France

François Hollande a exprimé la "solidarité de la France" à son homologue tunisien après l'attaque qui a coûté la vie à huit personnes à Tunis mercredi.

"Il y a de la douleur aujourd'hui, je pense aux victimes du musée du Bardo, je pense à ces hommes et à ces femmes une fois encore lâchement assassinés, je pense à ces touristes qui venaient admirer la Tunisie, je pense aux Tunisiens qui accueillent déjà beaucoup de réfugiés et qui ont réussi une transition démocratique exceptionnelle, au pays du printemps arabe", a déclaré le président.

Plus tôt, le Premier ministre Manuel Valls avait condamné mercredi "avec la plus grande fermeté" l'attaque contre le musée du Bardo.

A. K. & Jé. M.