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Maroc: arrestation d'un recruteur jihadiste français présumé

Un jihadiste Français a été arrêté au Maroc, suspecté de rallier la France pour recruter des candidats pour la Syrie. Ici, des jihadistes de l'EIIL, photo postée sur le compte twitter de Al-Barakanews le 11 juin 2014.

Un jihadiste Français a été arrêté au Maroc, suspecté de rallier la France pour recruter des candidats pour la Syrie. Ici, des jihadistes de l'EIIL, photo postée sur le compte twitter de Al-Barakanews le 11 juin 2014. - -

Ce Français, actif au sein de l'une des organisations terroristes connues en Syrie, le Front Annousra, devait retourner en France pour y embrigader de nouveaux combattants. Il a été interpellé samedi à Tanger.

Un jihadiste français a été interpellé samedi à Tanger, au Maroc, alors qu'il s'apprêtait à regagner son pays pour mener des opérations de recrutement au nom du Front Al-Nosra, un groupe actif en Syrie, ont annoncé dimanche les autorités.

Ce "ressortissant français d'origine algérienne" a été arrêté "au port de Tanger-Med", après être "entré au Maroc le 21 juillet en provenance de Libye", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle MAP.

Chargé de recruter pour la Syrie

Cet homme, dont l'identité n'est pas précisée, était actif "au sein de l'une des organisations terroristes connues en Syrie, 'le Front Annousra'". Selon la même source, "après avoir participé à des opérations armées, il avait été sommé de retourner en France pour y embrigader de nouveaux combattants" et "était aussi chargé d'apporter le soutien logistique et financier nécessaire".

Par le passé, il avait déjà "combattu dans les rangs d'Al-Qaïda dans la région afghano-pakistanaise, après une expérience similaire en Bosnie", ajoute le ministère marocain, en se référant à "l'enquête préliminaire".

Cette même enquête "a révélé que le mis en cause avait rejoint récemment la Libye, où il était entré en contact avec les dirigeants de l'organisation terroriste 'Ansar Ashariaa'", est-il encore précisé.

Une vingtaine de cellules démantelées

Les autorités marocaines ont annoncé le démantèlement d'une vingtaine de "cellules terroristes" depuis le début de l'année - la dernière en date mercredi à Fès (centre)-, et ont renforcé les mesures de sécurité ce mois, après avoir évoqué "une sérieuse menace", liée en particulier à la présence croissante de jihadistes marocains en Syrie et en Irak.

D'après le ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, plus de 3.000 Marocains et ressortissants européens d'origine marocaine sont affiliés à des "organisations terroristes en Irak et en Syrie", où ils peuvent bénéficier d'"entraînements en vue de mener des attaques au Maroc".

Quelque 128 Marocains ont déjà fait l'objet d'enquêtes à leur retour dans le royaume, a-t-il noté.

C. P. avec AFP