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Mali: attentat meurtrier à Kidal, à la veille des législatives

La région de Kidal reste ifficile à stabiliser

La région de Kidal reste ifficile à stabiliser - -

Le scrutin doit être sécurisé par les soldats français et maliens et ceux de la Minusma.

Un attentat a tué samedi deux soldats de l'ONU gardant une banque à Kidal, dans le nord du Mali, à la veille du second tour des législatives et au moment ou l'armée française mène une vaste opération anti-jihadiste dans la région.

Tôt samedi, un véhicule bourré d'explosifs a foncé sur la Banque malienne de solidarité (BMS) gardée par des soldats maliens et d'autres Africains, de la force de l'ONU au Mali, la Minusma, selon un responsable du gouvernorat de Kidal et des sources militaires à la Minusma.

"Pour le moment, nous comptons au moins deux morts et plusieurs blessés parmi les troupes africaines de la Minusma", a déclaré une source de la force de l'ONU. "Il y a également des blessés parmi les militaires maliens", a-t-elle ajouté.

La nationalité des soldats africains victimes de l'attentat n'a pas été précisée, mais selon le responsable du gouvernorat de Kidal, des Sénégalais figuraient parmi ceux qui gardaient cette banque.

Pas de vote à Kidal

Cet attentat survient à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, interrompu par un coup d'Etat qui, en mars 2012, avait précipité la chute du Nord aux mains de groupes jihadistes.

Le scrutin doit être sécurisé par les soldats français et maliens et ceux de la Minusma.

A Kidal, fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), il n'y aura pas de scrutin, car les quatre députés de cette ville et de sa région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako, ont été élus dès le premier tour du 24 novembre.

Parmi eux, figurent deux anciens rebelles touareg ayant rejoint le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en août.

S.A. avec AFP