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Deux soldats de l'opération Barkhane tués et un autre blessé près de Gao

Soldats français de l'opération Barkhane, sur la base de Gao, au Mali, le 13 janvier 2017.

Soldats français de l'opération Barkhane, sur la base de Gao, au Mali, le 13 janvier 2017. - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Leur véhicule blindé a sauté sur un engin explosif improvisé, mercredi matin.

Un véhicule blindé de l'opération Barkhane a heurté un IED (engin explosif improvisé) ce mercredi matin dans la région d’Indelimane, près de Gao, au Mali. L’armée confirme la mort de deux soldats français et la blessure d'un troisième.

"C'est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence, tués ce matin au Mali dans l'attaque à l'engin explosif improvisé de leur véhicule blindé", souligne le communiqué.

Le président français Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel" dont la mission "permet de porter des coups sévères à l'ennemi", conclut le communiqué.

Des condoléances que le chef de l'Etat a réitérées à l'ouverture de la conférence de presse commune avec le président de la République du Liberia George Weah.

Devant l'Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a également fait part mercredi de sa "très vive émotion" à l'annonce de la mort des deux soldats français, à qui les députés ont rendu hommage, debouts, par de longs applaudissements. 

12 militaires français tués depuis 2014

Quelque 4.000 militaires français sont déployées au Sahel dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de Barkhane, à l'été 2014.

Le 12 janvier, trois soldats de Barkhane avaient été blessés, dont un grièvement, lors d'un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali.

Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali.

D. N. avec AFP