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Crash de l'avion d'Air Algérie: l'épave retrouvée, l'hypothèse "météo" privilégiée

Des soldats français sur la scène du crash du vol d'Air Algérie, ce vendredi.

Des soldats français sur la scène du crash du vol d'Air Algérie, ce vendredi. - -

La boite noire de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi avec 118 personnes à bord, parmi lesquelles 54 Français, a été retrouvée ce vendredi. Très vite, les premières images de la scène du crash ont circulé: un immense cratère et des débris éparpillés, témoignant de la violence du choc. La synthèse des événements de la journée.

Une course contre la montre. Une fois l'épave de l'avion d'Air Algérie localisée, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la région de Gossi (Nord du Mali) dans un "état désintégré", il fallait récupérer une scène de crash intacte pour recueillir les indices devant permettre aux enquêteurs de faire toute la lumière sur le drame. Une zone instable et peu accessible, mais bien connue de l'armée française: il fallait agir vite, et sécuriser la zone, où sévissent des groupes terroristes.

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> La boite noire retrouvée

C'était l'enjeu majeur de la journée: retrouver au plus vite l'épave, localisée dans la nuit de jeudi à vendredi. Les débris de l'appareil avaient été repérés dans la zone de Gossi, ville du nord du Mali, située près de la frontière avec le Burkina Faso. Un détachement terrestre d'une centaine de soldats français est arrivée sur les lieux du crash tôt vendredi matin.

François Hollande a annoncé dans la foulée qu'une boîte noire de l'appareil avait été retrouvée et était en cours d'acheminement pour analyse. "Il n'y a hélas aucun survivant", a-t-il déclaré, lors d'une brève allocution télévisée. Très vite, les premières images de la scène du crash ont circulé: un immense cratère et des débris éparpillés sur 300 m², témoignant de la violence du choc.

> Hollande rencontrera samedi les familles des victimes

Des familles entières décimées. Cinquante-quatre Français se trouvaient à bord de l'avion, -dont dix membres d'une même famille. La plupart d'entre elles ne faisaient qu'une escale à Alger, et devaient ensuite prendre un vol pour Paris, Lyon, Toulouse ou Marseille. A bord, également, des humanitaires oeuvrant au Burkina Faso, des expatriés et des touristes. François Hollande rencontrera samedi à 15 heures au Quai d'Orsay les familles des victimes françaises de l'accident.

Outre 23 Burkinabès, le reste des passagers venait de plusieurs autres pays, dont le Canada, le Liban et l'Algérie, qui a décrété un deuil national de trois jours. Autant de vies brisées.

> L'hypothèse "météorologique" privilégiée

Le McDonnell Douglas MD-83 a-t-il été victime des très mauvaises conditions météorologiques au-dessus du Mali? Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, privilégiait cette hypothèse comme "la plus probable", vendredi matin.

L'avion a rencontré sur son chemin une zone de forte activité orageuse. C'est d'ailleurs la raison qui a, selon le ministre Laurent Fabius poussé le pilote à s'écarter du plan de vol initial, évoquant en outre une zone en proie aux tempêtes de sable. Et ce d'autant, que l'avion était équipé d'un radar un peu "rudimentaire".

> La piste terroriste pas complètement écartée

Si le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a exclu, vendredi matin, qu'un tir de missile sol-air ait pu toucher le vol AH 5017 affrété pour Air Algérie, la piste d'un acte terroriste n'a toujours pas été formellement écartée par les autorités françaises.

Dans l'après-midi, Fleur Pellerin, secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, a abondé dans ce sens, depuis Ouagadougou. "Il n'y avait pas de personnes suspectes parmi les personnes enregistrées à bord. Mais, pour avoir des certitudes, il faudra attendre que l'enquête puisse se dérouler sur place", a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion de la cellule de crise mise en place au Burkina Faso.

Caroline Piquet