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Egypte: la police intervient contre les pro-Morsi, des morts

Un partisan de Mohamed Morsi dans les rues du Caire, mardi 13 août 2013.

Un partisan de Mohamed Morsi dans les rues du Caire, mardi 13 août 2013. - -

Les forces de l'ordre ont commencé à déloger les partisans du président déchu, Mohamed Morsi, dans le centre du Caire. Un premier bilan, non officiel, fait état de 17 morts.

Comme promis par le pouvoir militaire. Les forces de sécurité égyptiennes sont passées à l'action, mercredi matin, pour déloger les partisans du président déchu Mohamed Morsi au Caire. Et le bilan pourrait déjà être lourd: 17 personnes auraient été tuées, selon le correspondant de l'AFP au Caire, qui dit avoir vu quinze cadavres dans une morgue de fortune sur la place Rabaa al-Adawiya. Selon lui plusieurs personnes auraient été tuées par balles. Le bilan n'a pas été confirmé officiellement dans l'immédiat. Les Frères musulmans parlent, eux, de plus de 100 mnaifestants pro-Morsi tués.

Deux membres des forces de sécurité ont également été tués, a annoncé pour sa part le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, affirmant que les manifestants avaient ouvert le feu sur la police. Le ministère ajoute, par ailleurs, que une des deux places des pro-Morsi est "totalement sous contrôle".

Les forces de l'ordre tirent des cartouches de gaz lacrymogène sur le principal campement situé près de la mosquée Rabaa al Adaouia dans le nord-est de la capitale, que survolent des hélicoptères de la police. L'agence de presse Mena rapporte que les forces de sécurité ont lancé une opération par étapes pour dégager les campements.

Appel à stopper le massacre

Des milliers de partisans de Mohamed Morsi, avec femmes et enfants, campent depuis des semaines près de la mosquée Rabaa al Adaouia et sur la place Al Nahda pour protester contre la destitution par l'armée, le 3 juillet dernier, du président islamiste, premier chef d'Etat librement élu dans l'histoire de l'Egypte. Des images de télévision montraient des bulldozers enfoncer ces barrières de fortunes faites de pavés et de sacs de sable.

Les Frères musulmans, l'influente confrérie de M. Morsi, qui avait remporté les législatives un an après la chute de Hosni Moubarak, ont appelé mercredi "les Egyptiens à descendre dans la rue pour arrêter le massacre".