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Centrafrique: la force africaine déclare la guerre aux anti-balaka

Des membres d'une milice anti-balaka à Bangui, le 24 février 2014.

Des membres d'une milice anti-balaka à Bangui, le 24 février 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Une nouvelle flambée de violence a fait une vingtaine de morts ces derniers jours à Bangui.

"Les anti-balaka sont des ennemis". La force africaine en Centrafrique (Misca) a ouvertement déclaré la guerre mercredi aux miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka après la nouvelle flambée de violences qui a fait près de 20 morts ces derniers jours à Bangui.

"Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence", a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka et riposté.

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

Des quartiers cernés par des barricades

Lundi, un soldat congolais de la Misca - qui compte 6.000 hommes - a été tué dans une embuscade à Boali (90 km au nord de Bangui), a indiqué de son côté l'Union africaine (UA) qui en a attribué la responsabilité aux anti-balaka. "Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie", a accusé le général Mokoko, ajoutant: "Nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours".

Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

A. D. avec AFP