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En Centrafrique, Hollande veut "éviter à tout prix la partition"

Le président de la République François Hollande à Bangui vendredi 28 février

Le président de la République François Hollande à Bangui vendredi 28 février - -

Le président de la République a assuré, face à un parterre de soldats, que "d'ores et déjà, des milliers de vies ont été sauvées grâce à vous".

Le président François Hollande en visite à Bangui a assuré vendredi aux soldats français de l'opération Sangaris en Centrafrique, récemment prolongée par le Parlement français, qu'un des objectifs de l'intervention était d'"éviter à tout prix la partition du pays".

Lors de sa seconde visite sur place depuis le début du conflit, saluant les "progrès considérables" rendus possibles grâce aux militaires français déployés sur place, François Hollande a réaffirmé que face aux violences interreligieuses, il fallait "rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays".

"La mission, c'est de permettre le rétablissement de l'ordre public" pour achever "la transition politique", avec des élections générales devant être organisées en principe au plus tard en février 2015, a dit le chef de l'Etat devant la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza.

"Des milliers de vies sauvées"

"La France se doit d'être en avance par rapport aux autres", s'est félicité le président de la République avant d'assurer, face à un parterre de soldats, que "d'ores et déjà, des milliers de vies ont été sauvées grâce à vous. Grâce à vous les Nations unions pourront intervenir et venir en aide aux populations".

"Une commission d'enquête des Nations unies sera bientôt en place et la Cour pénale internationale va ouvrir une enquête préliminaire", a rappelé François Hollande.

Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.

S.A. avec AFP