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Centrafrique: des explosions entendues près de l'aéroport de Bangui

Des soldats français montent la garde pendant que des musulmans trouvent refuge dans une église, à Boali, dimanche 19 janvier.

Des soldats français montent la garde pendant que des musulmans trouvent refuge dans une église, à Boali, dimanche 19 janvier. - -

Des témoignages font été de tirs nourris à proximité de l'aéroport de la capitale centrafricaine. Les soldats de la force africaine Misca s'opposeraient à des miliciens anti-balaka.

Tirs nourris d'armes automatiques, explosions de roquettes et de grenades... Des sons inquiétants étaient entendus mercredi matin aux abords de l'aéroport de Bangui où des manifestants ont érigé des barricades contre les forces internationales, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des balles ont sifflé près des soldats français qui gardent l'entrée principale de la zone aéroportuaire et qui se sont mis en postion de riposter tandis que que les tirs provoquaient des mouvements de foule dans les quartiers avoisinants, selon la même source.

Ces tirs opposeraient des soldats de la force africaine Misca à des miliciens anti-balaka retranchés dans des quartiers proches de l'aéroport, selon des sources militaires.

Des manifestations contre la présence française

Une centaine de personnes vivant dans l'immense camp de déplacés qui jouxte l'aéroport sont venues se réfugier dans l'aérogare, entraînant une intervention des soldats français qui leur ont demandé de retourner dans le camp.

Des petits groupes de manifestants protestant contre les opérations de la force française Sangaris contre les miliciens anti-balaka ont érigé des barricades sur le principal axe menant à l'aéroport.

A quelques centaines de mètres de l'entrée de l'aéroport, 200 à 300 jeunes hommes dénonçaient avec véhémence l'action des forces française (Sangaris) et africaines (Misca) et la politique des autorités de transition.

De source militaire, les premières barricades ont été érigées mardi soir sur le boulevard menant à l'aéroport où sont basées les forces Sangaris et Misca. Des blindés français les ont enlevées à plusieurs reprises, mais dès leur passage terminé des manifestants les réinstallaient.

A.D. avec AFP