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Avion d'Air France dérouté: le colis suspect était factice

Le PDG d'Air France a annoncé lors d'une conférence de presse dimanche que le colis découvert dans les toilettes du vol entre l'Île Maurice et Paris était une "fausse alerte."

Le colis suspect retrouvé dimanche dans les toilettes d'un avion d'Air France et provoqué son atterrissage en urgence au Kenya était en fait une "fausse alerte", a indiqué le PDG de la compagnie aérienne Frédéric Gagey lors d'une conférence de presse, dimanche après-midi. "Il s'agissait d'un ensemble de carton, de feuilles de papier, ainsi que d’une espèce de minuteur", a ainsi expliqué Frédéric Gagey. 

Le PDG d'Air France lors d'une conférence de presse à Paris dimanche, a évoqué "un acte de malveillance" ou "quelque chose qui s'apparenterait à une mauvaise plaisanterie". Air France a déjà subi trois fausses alertes à la bombe dans ses avions "sur le territoire américain" ces deux dernières semaines en plus de celle-ci.

Air France a demandé l'ouverture d'une enquête pour tirer les choses au clair alors que le ministre kényan de l'Intérieur Joseph Nkaissery s'est immédiatement rendu à Mombasa. Selon une source policière kenyane, une dizaine de personnes ont été entendues et cinq continuaient à l'être dans l'après-midi.

Procédures de sécurité respectées

Le colis avait été dissimulé "dans un placard situé derrière un miroir, contenant des consommables mis à la disposition des passagers", a précisé le PDG, ajoutant que toutes les procédures de sécurité avaient été respectées par les équipes de l'appareil avant le décollage. "L’équipage a conduit comme d’habitude ce que l’on appelle une visite de sûreté", a-t-il confirmé.

Lors de cette visite, rien n'avait été repéré dans les toilettes de l'appareil, laissant donc penser que le dispositif a été placé par un passager après le décollage. Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d'équipage, avait quitté l'île Maurice à 21H00 locales (18H00 de Paris) et devait arriver à Roissy à 05H50 locales.

"Il n'y avait rien qui présentait un caractère dangereux" pour l'avion, les passagers ou l'équipage, a poursuivi le PDG d'Air France, soulignant que "rien à ce stade ne permet de dire qu'il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l'escale de l'île Maurice". Il a toutefois annoncé que des mesures de sécurité supplémentaires allaient être mises en place sur les prochains vols au départ de l'Île Maurice, notamment une fouille des bagages.

H. M. avec AFP