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Algérie: un millier d'enseignants et d'élèves manifestent dans le centre de la capitale

Un millier d'enseignants et étudiants manifestent ensemble dans le centre d'Alger, ce 13 mars (photo d'illustration)

Un millier d'enseignants et étudiants manifestent ensemble dans le centre d'Alger, ce 13 mars (photo d'illustration) - Maina Marjany - Flickr

Lundi, le président Bouteflika a annoncé renoncer à briguer un 5ème mandat et reporter la présidentielle prévue le 18 avril. Mais cette décision a pour conséquence de prolonger son mandat actuel jusqu'à une élection dont la date n'est pas fixée.

Un millier d'enseignants et d'élèves manifestent ensemble, ce mercredi dans le centre-ville d'Alger, contre le prolongement sine die du 4ème mandat du président Bouteflika, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils demandent qu'"un meilleur avenir" leur soit assuré. 

Les enseignants ont commencé à manifester dans le centre de la capitale algérienne dans la matinée. Ils ont été progressivement rejoints par de nombreux élèves, privés de cours, selon un professeur. 

"Nous nous sommes retrouvés ensemble par hasard", enseignants et lycéens, explique avec le sourire Driss, la quarantaine, professeur dans un lycée d'Alger, après un selfie avec certains de ses élèves. "C'est important pour nous les profs d'être mobilisés" contre l'extension du mandat du chef de l'Etat, "il s'agit de l'avenir de nos enfants", poursuit-il. 

"Nous sommes le pouvoir, vous êtes le désespoir"

Parmi les élèves figurent de nombreux lycéens, mais aussi des élèves en âge d'être collégiens. Les établissements secondaires tournent également au ralenti depuis quatre jours en Algérie.

"Non au prolongement du 4e mandat" ou "un meilleur avenir pour nos enfants", proclament des pancartes brandies par des enseignants. "Les temps ont changé, nous sommes le pouvoir, vous êtes le désespoir. Dégagez!", peut-on lire sur une autre, tenue par une élève.

La contestation ne faiblit pas depuis qu'Abdelaziz Bouteflika a annoncé, lundi soir, renoncer à briguer un 5ème mandat et reporter la présidentielle prévue le 18 avril. Les Algériens dénoncent la prolongation de fait et sine die de son mandat actuel jusqu'à une élection dont la date n'est pas fixée. 

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le président Bouteflika a déclenché une contestation inédite depuis son élection à la tête de l'Etat, il y a 20 ans, et ininterrompue depuis bientôt trois semaines.

Clémentine Piriou avec AFP