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L'Afrique du Sud et le monde en deuil avant les obsèques de Mandela

Un portrait de Nelson Mandela entouré de fleurs déposées par des anonymes à Johannesburg, le 6 décembre 2013.ed icon of the anti-apartheid struggle in South Africa and o

Un portrait de Nelson Mandela entouré de fleurs déposées par des anonymes à Johannesburg, le 6 décembre 2013.ed icon of the anti-apartheid struggle in South Africa and o - -

Une dernière fois, Nelson Mandela est parvenu créer l'unité. Depuis la banlieue sud-africaine de Soweto jusqu'aux capitales du monde entier, les hommages émus ont été unanimes.

La planète entière a pleuré vendredi Nelson Mandela. Le héros sud-africain de la lutte contre l'apartheid, célébré comme un héros universel, s'est éteint jeudi soir à l'âge de 95 ans. Le premier président noir d'Afrique du Sud est mort chez lui, des suites d'une infection pulmonaire, pour laquelle il avait été hospitalisé de juin à septembre.

Les hommages ont été nombreux et vont durer jusqu'à l'inhumation de Nelson Mandela, le 15 décembre.

Un deuil national d'une dizaine de jours

En Afrique du Sud, dès l'annonce du décès, des centaines de personnes de toutes origines se sont rassemblées dans la nuit près de la maison "Madiba", à Johannesburg.

L'ancien président sud-africain sera inhumé dans son village d'enfance de Qunu, dans le sud du pays, le 15 décembre. Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé des funérailles nationales. Toute la semaine prochaine a été déclarée "semaine nationale de deuil" par Jacob Zuma. François Hollande et Barack Obama ont annoncé qu'ils se rendraient sur place. Une cérémonie sera organisée le 10 décembre dans l'immense stade de Soweto.

Puis, du 11 au 13 décembre, sa dépouille sera exposée à Pretoria, au siège de la présidence.

Idole d'un peuple unanimement saluée

Depuis jeudi soir, les hommages n'ont cessé d'affluer, mêlant dans une même émotion Etats-Unis et Iran, Chine et Dalaï Lama, Palestiniens et Israël, témoignages du rayonnement universel de l'homme.

A Paris, le président François Hollande a salué "un héros à l'échelle de la planète" et lancé devant les chefs d'Etat africains réunis en sommet: "Le monde est en deuil".

Les plus hauts responsables du monde ont partagé leurs souvenirs émus avec le héros de la lutte anti-apartheid. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué "une source d'inspiration" pour le monde entier. Le Dalaï-Lama, chef spirituel tibétain a évoqué la mémoire d'"un ami cher, (...) à l'intégrité incontestable".

Le pape François a loué "l'engagement tenace montré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine".

Les hommages venus du monde du sport, de l'économie, des défenseurs de la nature, de l'UNICEF, des militants contre le Sida et de bien d'autres organisations de la société civile dénotaient le charisme d'un homme qui avait fait de la compassion et l'écoute de l'adversaire son mode de gouvernance. De Pékin à New York en passant par Londres et Paris, des anonymes ont aussi rendu hommage à celui qui a démontré "qu'un homme pouvait changer le monde".

L'Afrique du Sud séparée d'un "père" de la nation

"Notre peuple a perdu un père. Même si nous savions que ce jour viendrait, cela n'enlève rien à notre sens d'une perte profonde et durable". C'est par ces mots que le président Sud-africain Jacob Zuma a annoncé la mort de Nelson Mandela. Spontanément, de nombreux sud-africains se sont rendus devant la maison de "Madiba" afin de se recueillir et de chanter pour lui.

Desmond Tutu, l'archevêque sud-africain, 82 ans, est apparu profondément bouleversé vendredi et n'a pas pu retenir des larmes lors d'une allocution devant la presse. Mandela, a-t-il dit était "une incroyable icône d'humanité, de compassion".

Nelson Mandela avait lui même préparé son adieu. En 1994, après son élection à la présidence, il avait déclaré:"je ne doute pas un seul instant que lorsque j'entrerai dans l'éternité, j'aurai le sourire aux lèvres".

A.D. avec AFP