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Affaire d'Ibiza: l'ensemble de l'extrême droite autrichienne se dit prête à quitter le gouvernement

Heinz-Christian Strache  en conférence de presse à Vienne en octobre 2018.

Heinz-Christian Strache en conférence de presse à Vienne en octobre 2018. - GEORG HOCHMUTH / APA / AFP

A la suite du scandale Ibiza et aux révélations de corruption qui accablent l'ancien vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, l'ensemble de l'extrême droite autrichienne se dit prête à quitter le gouvernement.

A la suite de la diffusion d'une vidéo montrant Heinz-Christian Strache, ancien vice-chancelier d'Autriche et ex-président du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), comme étant sur le point de se compromettre avec la Russie, le FPÖ a annoncé ce lundi, être prêt à retirer tous ses ministres du gouvernement de coalition formé avec les conservateurs.

"En tant que ministres nous remettrons tous nos mandats si le ministre de l'Intérieur Herbert Kickl est démis de ses fonctions", a déclaré Norbert Hofer, ministre des Transports et nouveau chef désigné du parti.

Le chancelier conservateur Sebastian Kurz doit annoncer à la mi-journée le départ de Herbert Kickl, directement concerné par l'enquête sur la vidéo.

Le scandale Ibiza

Ce samedi, Heinz-Christian Strache a démissionné de son poste de vice-chancelier et a également délégué ses fonctions de président du FPÖ à Norbert Hofer, le ministre des transports.

Sur la vidéo tournée en caméra cachée en 2017, Heinz-Christian Strache se trouve dans une villa d'Ibiza et on l'y voit promettre des contrats publics contre soutiens financiers à une femme qui prétend être la nièce d'un oligarque russe.

Un piège qui a coûté cher à l'ancien numéro deux du gouvernement autrichien. La révélation vendredi soir de l'information par plusieurs médias allemands suscite depuis une grave crise gouvernementale en Autriche. Sebastian Kurz, le chancelier autrichien, a annoncé samedi soir la tenue prochaine d'élections législatives anticipées.

Aude Solente avec AFP