BFMTV

Abou Bakr Al-Baghdadi a quitté Mossoul devant l'avancée irakienne

Abu Bakr al-Baghdadi dans une vidéo de propagande de l'État islamique diffusée le 5 juillet 2014

Abu Bakr al-Baghdadi dans une vidéo de propagande de l'État islamique diffusée le 5 juillet 2014 - Al-Furqan Media - AFP

Abou Bakr Al-Baghdadi a fui la ville du nord de l'Irak, où il s'était autoproclamé calife en juin 2014, devant l'offensive de la coalition, a annoncé ce mercredi un responsable militaire américain.

Abou Bakr Al-Bagdadi "est vivant" mais "a quitté Mossoul" à l'approche des troupes irakiennes, a affirmé ce mercredi un responsable américain qui prévoit par ailleurs un repli futur du "califat" sur la vallée de l'Euphrate. Le chef de Daesh "n'exerce probablement aucune influence tactique sur la manière dont la bataille est menée" contre les forces irakiennes à Mossoul, a ajouté ce responsable américain de la Défense devant des journalistes. 

"Il a probablement donné de grandes orientations stratégiques" à ses chefs militaires sur place et les a laissés mener le combat, a-t-il poursuivi, sous couvert d'anonymat. Le leader de Daesh est traqué par le commandement américain des forces spéciales (Socom) et les agences de renseignement américaines, comme l'avait été avant lui le chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden.

Une réorganisation est en cours au sein du mouvement islamiste

Les troupes irakiennes ont déjà reconquis la partie Est de Mossoul et s'apprêtent à prendre d'assaut la vieille ville dans la partie Ouest, où de féroces combats sont attendus. Selon le même responsable américain, Daesh prévoit de se replier sur la vallée de l'Euphrate après la perte de Mossoul et celle de Raqqa, en Syrie. "Je ne pense pas que (les jihadistes) aient renoncé" à tenir des territoires dans le cadre d'un "califat", a encore ajouté le responsable américain. "Ils font des plans pour continuer à fonctionner comme un pseudo-Etat centré sur la vallée de l'Euphrate". 

Les cadres de l'organisation islamiste sont "probablement" en train de réorganiser leur administration en "noyaux résilients ou redondants", pour pouvoir continuer à fonctionner en dépit des coups de boutoir de la coalition, a estimé le responsable américain. Selon ce dernier, les jihadistes ont perdu "65% du terrain" qu'ils contrôlaient à leur expansion maximum en 2014. Enfin, le Pentagone estime qu'ils ne disposent plus désormais qu'au maximum de 15.000 hommes.

R.V. avec AFP