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Vélib' doublé par les vélos en free-floating

Le service Vélib' s'améliore même si des bugs subsistent.

Le service Vélib' s'améliore même si des bugs subsistent. - BFM Paris

Il y a désormais plus de vélos en libre-service sans borne que de Vélib' en circulation à Paris. Le service de vélo parisien reste toujours à la traîne, malgré un plan de relance.

La déroute semble sans fin pour Vélib'. Le vélo en libre-service parisien est désormais dépassé par les vélos en free-floating, c'est-à-dire sans borne de stationnement. D'après des chiffres que nous nous sommes procurés, les vélos jaunes d'Ofo sont désormais 2.500 à Paris et les vélos gris et rouge de Mobike 5.000. Donkey Republic, qui vient de s'installer dans la capitale compte de son côté 300 vélos.

En tout, ces trois opérateurs cumulent donc 7.800 deux-roues contre à peine 3.000 vélos en station pour Vélib'. Il faut dire que Vélib' a dû retirer et remplacer plusieurs milliers de vélos bloqués en station ces dernières semaines, dans le cadre de son plan d'action d'urgence. Malgré cela, le service est toujours à la peine, avec des utilisateurs qui continuent d'éprouver de grandes difficultés pour emprunter les vélos encore en station. 

Les 100.000 trajets quotidiens plus jamais atteints

Du côté du nombre de courses par jour, Vélib' pourrait là aussi être devancé à terme. Après six mois d'activité à Paris, Ofo revendique à lui seul entre 5.000 et 10.000 trajets par jour, selon la météo. Les meilleurs jours, Ofo talonne donc Vélib' qui culmine à 13.000 trajets, enregistrés le 5 juillet dernier. Ce nombre de courses reste d'ailleurs très loin des 100.000 trajets quotidiens à l'époque de l'ancien Vélib'. 

Malgré tout, les opérateurs de vélos en free-floating ne tirent pas tous leur épingle du jeu. Gobee.bike a déjà jeté l'éponge, confronté à trop de vols et de vandalisme, et oBike serait en passe de clôturer son service parisien. 

La mairie de Paris vient toutefois de créer une charte de bonne conduite pour encadrer ces nouveaux services, dans l'optique d'en faire des services durables. Du côté des Vélib', Anne Hidalgo a laissé un sursis à Smovengo qui doit réussir à remettre le service sur les rails avant septembre. Après cet ultimatum, la ville pourrait décider de rompre le contrat avec Smovengo. Une option réclamée par une partie de l'opposition. 

Carole Blanchard avec Julie Pierret