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Réchauffement: nouveau record de concentration des gaz à effet de serre

La température mondiale pourrait augmenter de 4,6 degrés par rapport à 1750, d'ici la fin du siècle, avec des conséquences catastrophiques.

La température mondiale pourrait augmenter de 4,6 degrés par rapport à 1750, d'ici la fin du siècle, avec des conséquences catastrophiques. - -

D'après l'Organisation météorologique mondiale, une agence de l'ONU, la concentration de gaz à effet de serre a franchi un nouveau record en 2012, accélérant le réchauffement climatique.

Les trois principaux gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2012 dans le monde, a annoncé l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mercredi à Genève.

"Le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N20) ont atteint de nouveaux pics en 2012", a écrit l'OMM dans son bulletin sur les gaz à effet de serre. Entre 1990 et 2012, "le forçage radiatif de l'atmosphère par les gaz à effet de serre, qui induit un réchauffement climatique, a augmenté de 32%", à cause du CO2 et d'autres gaz qui retiennent la chaleur, poursuit l'OMM, une agence des Nations unies.

Le forçage radiatif est la capacité à conserver l'énergie du Soleil au niveau de la Terre ou à la renvoyer dans l'espace. Un forçage radiatif positif indique un réchauffement de l'atmosphère, s'il est négatif cela va dans le sens d'un refroidissement.

Une hausse de 4,6 degrés par rapport à 1750

Selon Michel Jarraud, le secrétaire général de l'OMM, si le monde continue sur cette voie, "la température moyenne du globe à la fin du siècle pourrait dépasser de 4,6 degrés ce qu'elle était avant l'ère industrielle (1750), et même plus dans certains régions, les conséquences seraient catastrophiques".

Les effets du CO2 demeurent dans l'atmosphère pendant des centaines voire des milliers d'années. Même si les émissions de CO2 cessaient sur le champ, "la plupart des aspects du changement climatique persisteront pendant des siècles", indique l'Organisation météorologique mondiale.

Le CO2 trouve son origine dans la combustion de matières fossiles ou le déboisement.