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Paris: deux enseignes Franprix et Carrefour épinglées pour gaspillage alimentaire

Deux magasins Franprix et Carrefour du 10e arrondissement vont faire l'objet d'une plainte pour avoir jeté des aliments non périmés à la poubelle.

Deux magasins Franprix et Carrefour situés dans le 10e arrondissement de Paris sont épinglés pour avoir jeté des aliments non périmés. Après constat d'huissier, l'avocat et élu de Courbevoie déplore le gâchis de "plus de 50 kg de nourriture consommable jetées à la poubelle".

L'initiateur de la loi contre le gaspillage alimentaire annonce ce mercredi sur France Bleu un dépôt plainte contre les deux enseignes "cette semaine". "Je trouve ça lamentable dans une période aussi compliquée économiquement", martèle-t-il, appelant la grande distribution à respecter la loi anti-gaspillage alimentaire en vigueur depuis 2016.

Les enseignes se défendent

Au lendemain de cette action devant ces deux magasins du 10e arrondissement, Carrefour se défend. Le groupe affirme faire don de plusieurs tonnes de denrées alimentaires aux associations mais ces dons restent confrontés à des limites.

"Il existe trois types d'aliments qu'on ne peut pas donner car impropres à la consommation: ce qui est tombé par terre, ce qui est à base d'oeufs et enfin ce qu'on appelle des 'montées de températures', c'est-à-dire quand par exemple un client repose dans le magasin un produit qu'il ne veut finalement plus acheter", explique à l'AFP le directeur du développement durable chez Carrefour. 

Franprix (le groupe Casino) explique également auprès de l'AFP avoir mis en place une application qui a permis de "sauver" 30 tonnes de produits depuis son lancement. 

D'autres plaintes prêtes à être déposées

Arash Darembarsh explique de son côté avoir "300 plaintes" prêts à être déposées dans une quinzaine de jours pour des faits similaires à ceux relevés à Paris dans des magasins Franprix, Monoprix, Carrefour ou encore Lidl.

La loi contre le gaspillage alimentaire interdit notamment les enseignes à rendre impropres à la consommation des invendus encore comestibles. Elle oblige aussi les commerce à établir une convention avec des associations caritatives pour récupérer les invendus. 

Carole Blanchard