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Lyon: un cordon sanitaire symbolique installé autour d'une école pour dénoncer la qualité de l'air

Les militants ont formé un cordon sanitaire symbolique.

Les militants ont formé un cordon sanitaire symbolique. - BFM Lyon

Une vingtaine de militants en combinaison blanche étaient devant l'école Michel Servet ce mardi matin pour alerter sur les conséquences de la pollution de l'air.

Deux mois avant les élections, les militants d'Alternatiba ANV Rhône ont voulu envoyer un signal fort. Comme dans plusieurs autres villes françaises, une vingtaine d'entre eux étaient réunis ce mardi matin devant l'école Michel Servet à Lyon pour alerter sur la pollution de l'air dans la métropole.

A l'heure de l'entrée en classe, les militants, vêtus de combinaisons blanches et de masques ont formé un cordon sanitaire symbolique autour de l'établissement, situé à proximité du tunnel de la Croix-Rousse et devenu un symbole de la lutte contre la pollution de l'air. 

"Il nous manque beaucoup de mesures"

Reprenant le slogan de Greenpeace - "Lyon suffoque" - ils ont également distribué des masques aux élèves et sensibiliser les parents et passants à ce sujet. 

"Plus ça va et plus on découvre qu'il y a des risques sanitaires. Plus ça va et plus on découvre des polluants (...) Il nous manque beaucoup de mesures autour de cette pollution de l'air pour avoir des vrais diagnostics pour pouvoir ajuster où on peut mettre des écoles ou des EHPAD", explique Maxime Forest, porte-parole d'Alternatiba ANV-COP 21 Rhône. 

Selon les chiffres de l'association, la pollution de l'air est responsable de 536 décès par an et coûte 1200 euros par habitant. Au total, "93% de la Métropole est exposée à des concentrations annuelles qui dépassent les normes de l’organisation mondiale de la santé pour les particules fine", écrit Alternatiba dans un communiqué. 

Les militants ont déjà annoncé vouloir mener d'autres actions dans les prochaines semaines pour continuer d'alerter les habitants avant les prochaines élections municipales et métropolitaines à Lyon en mars 2020.

Hugo Francès avec Benjamin Rieth