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Pollution de l'air à Lyon: la circulation alternée sera mise en œuvre "de plus en plus souvent", prévient le préfet

Face à des pics de pollution de plus en plus fréquents, le préfet du Rhône a indiqué ce lundi sur BFM Lyon vouloir déclencher "plus souvent" et plus rapidement la circulation alternée dans l'agglomération lyonnaise.

Il va falloir s'habituer aux journées de circulation alternée. Invité sur BFM Lyon ce lundi, Pascal Mailhos, préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a indiqué que la circulation différenciée serait mise en place "de plus en plus souvent et surtout en anticipation" pour faire face aux pics de pollution

"Là où il nous fallait deux ou trois jours pour la mettre en oeuvre, nous la mettrons en œuvre tout de suite (...) En vingt-quatre heures, on est capable de prendre des mesures", a prévenu le préfet. 

Des sanctions pour les automobilistes

Contrairement aux journées précédentes, où Pascal Mailhos précise avoir préféré privilégier la pédagogie, le dispositif sera accompagné cette fois-ci de sanctions - 75 euros d'amende - pour les automobilistes qui ne respecteraient pas les restrictions

"Quand ces épisodes seront réguliers, quand les gens verront qu'en même temps, on facilite le covoiturage, qu'un certain nombre de choses sont faites pour les aider, je pense que ce système sera mieux mis en œuvre et donc plus efficace", a affirmé le préfet. 

"30 jours d'alerte pollution"

Pascal Mailhos a ainsi insisté sur sa volonté de "faire en sorte que ça ne soit pas uniquement les automobilistes qui soient concernés mais toute la gamme des usagers". Et de citer la baisse de 20km/h de la vitesse, le ralentissement de certaines activités polluantes et des livraisons, les recommandations pour le chauffage à bois ou encore le "ticket pollution" pour les transports en commun.

"Nous sommes à 30 jours d'alerte pollution pour cette année, nous étions à 25 l'année dernière (...) Il va falloir s'attendre à de plus en plus de pics (de pollution). Il va falloir s'y habituer et ne pas seulement considérer que ce sont simplement des jours de crise", a alerté le préfet.
Benjamin Rieth