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Fukushima: Tepco gèle le sol d'une enceinte souterraine de confinement

Homme portant une combinaison de protection, en février 2016, sur le site de Fukushima.

Homme portant une combinaison de protection, en février 2016, sur le site de Fukushima. - TORU HANAI / POOL / AFP

La mise en place progressive d'une muraille de glace pour contenir les écoulements d'eau contaminée arrive jeudi à une phase cruciale. Mais cette solution retenue pour sécuriser le site ne fait pas l'unanimité.

Comment maîtriser les infiltrations et les fuites de liquides contaminés sur le site nucléaire sinistré? La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé jeudi avoir commencé dans la matinée à geler une enceinte souterraine en construction autour des réacteurs afin de stopper les flux d'eau et la contamination radioactive.

"Nous avons entrepris cette opération à 11h20 (2h20 GMT)", a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) qui avait reçu mercredi de la part de l'Autorité de régulation nucléaire la permission de débuter cette opération délicate. Elle doit permettre d'éviter que les eaux provenant de la montagne ne pénètrent dans les sous-sols de la centrale, générant ainsi des quantités massives de liquide souillé qu'il faut ensuite pomper pour le décontaminer et stocker. En évitant que l'eau n'entre en continu dans les installations et ne file en partie dans l'océan voisin, Tepco espère faire avancer plus rapidement les travaux de décontamination. 

Certains craignent de voir l'eau contaminée ressurgir

Les travaux pour ce "mur de glace" ont débuté en 2014, et entrent désormais dans la phase cruciale. Il s'agit d'implanter une rangée de tuyaux à la verticale dans le sol tout autour des bâtiments des quatre réacteurs les plus abîmés (sur une longueur de 1,5 kilomètre) et d'y injecter ensuite un liquide réfrigérant censé geler le sol alentour pour constituer cette enceinte infranchissable. Il faudra huit mois environ pour que le sol soit gelé, selon Tepco, qui promet de "surveiller le niveau de l'eau alentour", mais d'aucuns mettent en garde contre le risque de voir surgir autour de la centrale des débordements de liquide stoppé par le mur souterrain.

Le problème de l'eau contaminée entrave depuis le départ les avancées sur le site Fukushima-daiichi, mis en péril le 11 mars 2011 par un tsunami gigantesque dû à un violent séisme au large du nord-est de l'archipel.

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Fukushima

D. N. avec AFP