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Tempêtes: 200 millions d'euros de dégâts selon une estimation provisoire

Des vagues s'écrasent sur la jetée à Wimereux, dans le nord de la France, le 3 janvier 2018.

Des vagues s'écrasent sur la jetée à Wimereux, dans le nord de la France, le 3 janvier 2018. - François Lo Presti - AFP

Le coût des sinistres causés par le passage sur la France des tempêtes Carmen et Eleanor est estimé à environ 200 millions d'euros.

Le passage en France des tempêtes Carmen et Eleanor a occasionné plus de 150.000 sinistres, pour un coût estimé à environ 200 millions d'euros, selon une première estimation de la Fédération française de l'assurance (FFA).

"Sur le strict plan matériel, on est sur des tempêtes classiques hivernales avec beaucoup de sinistres, mais des sinistres d'un faible montant, il s'agit plutôt de vitres cassées, de cheminées arrachées, etc.", a souligné samedi auprès de l'AFP Stéphane Pénet, directeur des assurances de biens et de responsabilités à la FFA.

Une estimation de 200 millions d'euros, "c'est donc un montant que l'on peut considérer comme assez modeste quand on le compare à d'autres tempêtes qui ont traversé la France", a-t-il poursuivi. Selon lui, la grande majorité des sinistrés sont des particuliers, répartis dans la quarantaine de départements touchés par les tempêtes Eleanor et Carmen.

Un coût qui pourrait "être amené à évoluer"

Samedi, la vigilance orange était maintenue dans 15 départements, en raison des risques d'inondations dus aux crues de fleuves et rivières, après le passage de la tempête Eleanor qui a fait cinq morts et plusieurs disparus.

Depuis mardi soir, une grande partie du pays a été placée en alerte orange par Météo-France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses puis un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d'eau. Eleanor, quatrième tempête hivernale, succède à Carmen, qui avait balayé quelques jours plus tôt notamment la Bretagne, le littoral aquitain et la Corse avec des rafales à plus de 130 km/h.

Le nombre et le coût des sinistres "pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d'inondations toujours en cours", a précisé vendredi soir dans un communiqué la FFA, principale organisation du secteur en France.

G.D. avec AFP