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Paris sous l'Occupation: Zaz crée la polémique en parlant de "légèreté"

La chanteuse Zaz sort un album de reprises de chansons françaises sur Paris.

La chanteuse Zaz sort un album de reprises de chansons françaises sur Paris. - Loïc Venance - AFP

La chanteuse française, qui sort un album de reprises, a confié dans une interview que dans Paris, sous l'Occupation, "il y avait une forme de légèreté".

L'interview aurait pu passer inaperçue si Libération, dans un billet posté vendredi, ne s'en était pas offusqué: le 11 novembre dernier, le site d'actu musicale PureCharts a publié un entretien avec la chanteuse Zaz, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, "Paris", dans lequel elle revisite "la vieille chanson française" sur des airs jazzys.

Alors que le journaliste musical l'interroge sur la "réalité" du Paris dépeint dans ses reprises, la jeune chanteuse s'emporte contre le climat actuel. "En France, j'ai l'impression qu'on se focalise un peu trop sur les choses négatives". Elle poursuit ensuite sur sa lancée...et dérape. "A Paris, sous l'Occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu'on ne l'était pas totalement. Pour moi, c'est ça Paris. C'est là où tout est possible, là où on innove."

"Le propos est révoltant"

Une vision romancée de l'Histoire, qui a indigné un blog musical, Zicabloc, puis le quotidien Libération. "Au-delà de la litote déplacée du "pas totalement", le propos est révoltant. S’il y avait de la légèreté dans la capitale occupée par l’armée allemande, ce n’était certainement pas du côté des porteurs de l’étoile jaune", peut-on lire sur le site du journal, qui rappelle également "le climat de délation et de suspicion qui régnait alors", dans lequel "seule une partie infime des Parisiens menait une vie "légère"".

Benjamin Biolay la défend

Sur Twitter, le sujet a également été très discuté. "Suite à ses propos sur l'occupation, Zaz aurait aussi annoncé changer de pseudo pour s'appeler désormais Naz.", raille l'historien Nicolas Beaupré, spécialiste de l'Allemagne. Benjamin Biolay, lui, a pris la défense de la chanteuse, comme l'a repéré FranceTV Info, rappelant que Zaz n'était pas historienne. La principale concernée, qui donnait un concert samedi soir dans le mythique Studio 404 de la Maison de la Radio, n'a pas réagi pour le moment.

Alexandra Gonzalez