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Les tickets de cinéma et de théâtre serviront de dérogation au couvre-feu après le 15 décembre

Le théâtre du Châtelet

Le théâtre du Châtelet - Châtelet

Un ticket de cinéma pour rentrer chez soi. Les billets de spectacles permettront de circuler après le couvre-feu à 21h, instauré le 15 décembre prochain.

On n'a pas forcément compris dès l'annonce d'Emmanuel Macron, la portée du terme "horodatage". Pourtant, ce petit mot lâché mardi soir par le chef de l'Etat pendant son allocution sur le déconfinement progressif de la France est une très bonne nouvelle pour le monde de la culture, les théâtres et les cinémas.

Il signifie tout simplement que l'on pourra rentrer chez soi malgré le couvre-feu qui entrera en vigueur le 15 décembre prochain - en même temps que la réouverture des salles de spectacles - en étant muni d'un ticket de cinéma ou de théâtre.

"Nous sommes soulagés"

La députée Aurore Bergé l'explique sur Twitter, écrivant: " Le ticket de cinema ou le billet au théâtre ou d'une salle de spectacle (pris avant 21h évidemment) vaut dérogation de couvre feu ".

Les acteurs du monde de la culture s'en sont félicité ce mercredi matin, d'autant que ce n'était pas le cas lors du premier couvre-feu, le 17 octobre dernier.

"Nous sommes soulagés d'avoir été entendus dans notre volonté de maintenir les séances nocturnes, a ainsi souligné sur BFM Paris David Scantamburlo, directeur marketing de CGR Cinémas. C'était important pour nous, et grâce au système d'horodatage, nos spectateurs pourront circuler librement post-couvre-feu, avec leur billet de cinéma ou de théâtre. C'est une excellente nouvelle."

"La culture est essentielle à notre vie de citoyennes et citoyens", a indiqué hier soir Emmanuel Macron, remerciant les acteurs du monde de la culture pour leur créativité en cette période de confinement.

"De belles fêtes au cinéma"

Un message qui semble avoir été reçu: "On attendait notre réouverture, mais aussi qu'on parle de nous, qu'on fait partie de la nation, du corps social. Les gens avaient été vexés d'un manque de considération minimum", a souligné Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point à Paris.

"Les Français vont pouvoir passer de belles fêtes au cinéma", a salué de son côté le représentant des exploitants de salles, Marc-Olivier Sebbag, qui relève lui aussi "des mots très chaleureux pour la culture".

"Il faudra préciser les modalités, et nous avons quinze jours pour parler des films, communiquer auprès du public, l'informer", a-t-il ajouté.

La réouverture des salles de spectacles est soumise à un protocole sanitaire strict, imposant notamment, le port du masque, et l'occupation d'un siège sur deux.

Magali Rangin avec AFP