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Karl Zéro : « Sarkozy, c’est De Funès ! »

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Invité des GG pour son film Starko, Karl Zéro a évoqué la personnalité et la présidence de Nicolas Sarkozy.

Après un film intitulé « Dans la peau de Jacques Chirac » qui avait obtenu le César du meilleur documentaire, Karl Zéro s'est attaqué à Nicolas Sarkozy. Dans un film intitulé « Starko », il porte un regard satirique sur la carrière du Président de la République. Interrogé sur la personnalité de Nicolas Sarkozy par rapport à celle de Jacques Chirac, il a déclaré : « C'est la différence entre Bourvil et Louis de Funès. Bourvil, c'est plus Chirac : on le voit à la campagne, il prend son temps, il est un peu abruti par moment, on ne sait pas très bien ce qu'il fait... L'autre c'est plus Louis de Funès : il a des tics, il est nerveux, il cavale, il monte, il descend, il crie, il s'engueule avec des mecs. Dès qu'il sort, il s'engueule avec des mecs, c'est incroyable ! On est en face d'une sorte d'engin, c'est un personnage incroyable. Du pain béni pour ce genre de films satiriques ».

D'autre part, il a eu des difficultés auprès de certaines chaînes de télévision pour obtenir un accès aux images : « Je me disais que TF1 ne voudrait pas nous donner des images car ils sont très Sarko-Boys, mais ils ont dit ok car ils sont surtout commerçants. Par contre, France Télévisions, ils se sont drapés dans une sorte de dignité en disant « Karl Zéro ca va être sulfureux et ça peut nous faire des emmerdements, Sarko ne va pas être content ». C'était de la pure autocensure. Au bout de deux mois, j'ai appelé Franck Louvrier qui s'occupe de la communication de l'Elysée, qui m'a certifié que ce n'était pas l'Elysée qui bloquait ».

Enfin, à propos du tutoiement qu'il a introduit entre les médias et les hommes politiques, il a précisé : « J'ai servi de media-trainer à Sarkozy. En 1996 j'ai commencé à le tutoyer et j'ai remarquer qu'il s'est mis à en rajouter dans le tutoiement. Il a continué avec son côté anti langue de bois. Je suis un peu l'inspirateur de ce côté bling-bling et ça m'ennuie pour lui parce qu'on voit les ravages sur sa côte de popularité ».

La rédaction-Les Grandes Gueules