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Dépassé par sa fréquentation, le Louvre limite son accès aux visiteurs munis de billets achetés sur internet

De nombreux touristes espérant acheter un billet sur place déplorent un manque d'information de la part du musée.

Depuis plusieurs jours, de nombreux touristes font grise mine aux abords du musée du Louvre. Alors qu'ils espéraient visiter le célèbre musée, ils ne peuvent y accéder. Pour cause, l'établissement a décidé de réserver l'accès aux visiteurs munis d'un billet acheté sur internet, avec une heure définie de visite. Une information qui n'est pas arrivée aux oreilles des touristes qui déplorent un manque de communication.

Le musée effectue actuellement d'importants travaux de rénovation. Par conséquent, mi-juillet, le tableau de la Joconde a dû être déplacé. Alors que 80% des visiteurs viennent presque exclusivement pour voir la Mona Lisa, ce déménagement a provoqué la pagaille dans les couloirs.

"La Joconde a été déplacée dans une autre aile du musée, dans la galerie Richelieu. Pour y accéder, il faut emprunter des escalators. Quand il y a beaucoup de monde, cela provoque des embouteillages", explique Christelle Edelenyi, guide-conferiencière.

Un manque d'informations

Avec une canicule qui donne envie de se réfugier dans l'air frais d'un musée et des visites rallongées à cause d'une file d'attente interminable pour voir la Joconde, la capacité d'accueil du musée se retrouvait rapidement atteinte. Face à ce constat, le musée a préféré privilégier les réservations sur internet. 

"C'est dommage que le musée n'indique rien sur son site internet! Il a fallu attendre d'arriver ici pour le découvrir. Maintenant mon mari essaie de réserver, mais tout est complet", déplore une touriste britannique. En effet, si le site invite à réserver en ligne, indiquant "attention le musée peut être complet", elle n'évoque aucune obligation à privilégier cette manière de procéder. 

Cette mesure porte par ailleurs préjudice aux jeunes de -26 ans et aux détenteurs du pass Paris musée qui ont normalement un accès illimité à une cinquantaine de musées parisiens.

Cyrielle Cabot