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Une 6e extinction massive d’animaux est en cours

Selon une étude scientifique publiée lundi, une sixième extinction massive d'animaux aux conséquences désastreuses est en cours sur Terre. Les populations de vertébrés ainsi que leurs zones de présence, se sont fortement réduites ces 15 dernières années.

La situation est alarmante. Une étude publiée lundi dans les Proceedings of the National Academy of Science, par des chercheurs mexicains et américains, tire la sonnette d’alarme sur "un anéantissement biologique" des espèces de vertébrés sur terre. Le nombre de ces animaux reculerait de manière massive, en terme de population et de zone de présence.

"D’un point de vue quantitatif, la sixième extinction de masse sur terre, est bien plus sévère que perçue".

Cette extinction massive pourrait avoir de nombreuses conséquences "sur le fonctionnement de l’éco-système et les services essentiels au maintien de la civilisation". En effet, les quantités de nourriture, d’air et d’eau disponibles risquent d’être impactées.

"En considérant cet assaut effrayant sur les fondements de la civilisation humaine, il ne faut jamais oublier que la capacité de la Terre à soutenir la vie, y compris la vie humaine, a été façonnée par la vie elle-même", ajoute le document.

Conséquences alarmantes

Pour leur études, Geraldo Ceballos de l’Université nationale autonome du Mexique et Paul Ehrliche de l’Université de Stanford aux Etats-Unis, ont étudié un échantillon de 27.600 espèces de vertébrés (oiseaux, reptiles, mammifères d’amphibiens), et ont constaté que leur population ainsi que leur zone de présence déclinent fortement. En se focalisant sur 177 espèces de mammifères, les auteurs de l’étude ont constatés que les groupes d’animaux avaient perdu au moins 30% de leur étendue géographique et que près de 40% en avaient perdu 80%, entre 1990 et 2015. "Qu’autant d’espèces communes voient leurs effectifs diminuer est un signe fort de la gravité de l’épisode d’extinction biologique actuel", affirment les auteurs de l'étude.

Les conséquences pourraient être catastrophiques pour Geraldo Ceballos et Paul Ehrliche, qui jugent les moyens d'action de l'homme, largement réduit: "La fenêtre d'action efficace est très courte, probablement deux ou trois décennies au plus. Tous les signes indiquent des agressions de plus en plus puissantes sur la biodiversité au cours des deux prochaines décennies, illustrant une image lugubre de l'avenir de la vie, y compris la vie humaine".

G.D.