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Kumbuka, le gorille échappé du Zoo de Londres a englouti 5 litres de sirop de cassis

Kumbuska, le gorille fugueur du Zoo de Londres, en 2014.

Kumbuska, le gorille fugueur du Zoo de Londres, en 2014. - LEON NEAL / AFP

Son escapade "opportuniste" du 13 octobre avait forcé les visiteurs et les personnels à se réfugier dans les bâtiments. Les détails fuitent maintenant sur la virée du quadrumane.

Que cherche un grand mâle gorille quand il fait la java? Kumbuka, le dos argenté qui s'était échappé le 13 octobre dernier de son enclos, nous donne un élément de réponse: il s'adonne à la boisson. En l'occurrence, cinq litres de sirop de cassis non dilué. Son corps de 184 kg les aura sans doute digérés sans encombre.

Le retour du quotidien britannique The Guardian sur l'escapade renseigne sur les circonstances de l'incident. On apprend que le gorille n'a cassé nul cadenas, porte ou fenêtre. En réalité, il a saisi "l'opportunité" de pousser une première porte qui n'avait pas été fermée à clef tandis qu'une seconde était en passe d'être sécurisée. 

Un face à face dont le gardien se souviendra

C'est dans ce mouvement que l'animal s'est retrouvé nez à nez avec son gardien. Le professeur David Field, directeur de la société zoologique de Londres explique le sang froid avec lequel le gardien oublieux a réagi.

"Grâce au lien incroyablement étroit et à la relation partagée par Humbuka avec son gardien, ce dernier a été en mesure de rassurer l'animal en lui parlant calmement sur le même ton léger et sous l'éclairage auquel l'animal est habitué. Cela lui a permis de quitter les lieux."

L'alarme a ensuite été donnée par le personnel du zoo qui a appliqué "la procédure standard" pour les cas d'évasion. Le responsable écrit aussi que l'animal "a été rapidement confiné dans une zone à laquelle le public n'a pas accès". Avant qu'il ne soit "tranquillisé" et ramené dans son antre pour le dîner.

David Field ajoute que "ce type d'erreur humaine est très rare et qu'un système mécanique automatisé présenterait un plus grand risque de défaillance". 

David Namias