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Etats-Unis: condamné pour avoir tué une vingtaine de chats

Un homme de 26 ans a écopé de 16 ans de prison pour avoir tué 21 chats.

Un homme de 26 ans a écopé de 16 ans de prison pour avoir tué 21 chats. - Pixabay / Jan-Mallander

L'une des dépouilles de chat portait des traces de violences sexuelles. Tous les animaux venaient du même quartier et avaient été enlevés à leurs propriétaires.

Un Américain de 26 ans a été condamné vendredi à plusieurs années de prison, pour avoir torturé et tué au moins 21 chats à San José, en Californie. Comme le précise The Mercury News, le journal local qui a rapporté l'affaire, le jeune homme était incarcéré depuis octobre 2015, après avoir été retrouvé par la police endormi dans sa voiture aux côtés d'un chat mort. Après son arrestation, les enquêteurs ont déterminé qu'il avait tué au moins 18 félins et en avait blessé trois autres en l'espace de deux mois. Il était également accusé d'avoir frappé le petit-fils de sa propriétaire âgée de 83 ans. 

La plupart des chats suppliciés par le prévenu avaient été enlevés à leurs familles depuis septembre 2015 dans le quartier de Cambrian Park. Après plusieurs disparitions, les soupçons des habitants se sont accrus quand un voisin a affirmé avoir aperçu un homme en train d'essayer d'enlever deux chats en les faisant entrer de force dans son sac à dos. L'un d'entre eux est parvenu à s'échapper, et le vétérinaire qui a ausculté l'animal blessé et saignant de la tête a noté qu'il portait une trace de morsure non animale, sans doute infligée par son ravisseur.

GoGo, un chat roux de 16 ans, n'a jamais été retrouvé

Deux félins ont par la suite été retrouvés morts dans une benne, et un autre, âgé de 15 ans, a été découvert à plusieurs kilomètres de la maison de ses maîtres, enveloppé dans un sac, à l'intérieur d'une boîte à chaussures. Sur des images de vidéosurveillance, un homme a aussi été filmé en train d'enlever GoGo, un chat roux âgé de 16 ans qui se trouvait sur le porche de la maison de sa propriétaire. La police est ensuite parvenue à identifier le prévenu sur la vidéo grâce au témoignage de plusieurs membres du voisinage. La maîtresse de GoGo, qui avait fait le déplacement au tribunal, est toujours sans nouvelles de son chat.

Le jour de l'arrestation de l'accusé, des poils et des traces de sang ont été retrouvés dans son véhicule. Ainsi qu'un sac à dos, une paire de gants parsemés de fourrure et un couteau de chasse. Sur le cadavre de l'animal retrouvé dans la voiture, des traces de violences sexuelles ont été découvertes. Ces sévices lui auraient été infligés après sa mort. Malgré cet élément, l'accusé ne sera pas inscrit au fichier des délinquants sexuels à sa sortie de prison, comme le réclamait une pétition lancée sur Change.org. Il lui est cependant interdit de s'approcher d'un chat pendant les 10 ans suivant sa libération, et l'interdiction de se rendre à Cambrian Park.

Un homme "perturbé" et "terrifiant"

Avant la lecture du verdict, le jeune homme a lu une lettre dans laquelle il expliquait "avoir l'impression que quelqu'un d'autre" avait commis ces crimes. Une version des faits qui contraste avec le tableau dressé par la police, à l'issue de son interrogatoire: le jeune homme a été décrit comme un individu perturbé, "sans espoir de réhabilitation". 

Des membres de sa famille et des connaissances l'ont décrit comme quelqu'un de "terrifiant", qui s'était un jour demandé "ce que ça ferait de tuer quelqu'un". Son "profond manque d'empathie et de remords" face à ses crimes a aussi été mis en avant par la cour. Le médecin chargé de l'examiner a enfin estimé qu'il était un danger possible pour la communauté. Il a écopé de la peine maximale encourue.

Charlie Vandekerkhove