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Virée, insultée sur les réseaux sociaux après une blague raciste sur Twitter

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Après un tweet raciste, une jeune Américaine a été descendue en flèche dans les réseaux sociaux. Une polémique qui a enflé, d'autant plus que la jeune femme, qui était dans l'avion pendant plus de 10 heures, n'a pu réagir.

Justine Sacco, une jeune Américaine, aurait dû tourner 7 fois ses pouces avant de tweeter. Son tweet raciste a provoqué la polémique sur les réseaux sociaux. "Je pars pour l’Afrique. J’espère que je ne vais pas attraper le sida. Je plaisante, je suis blanche !". Après ce tweet, la jeune femme qui est à la tête du service communication du groupe IAC, a pris son avion direction l'Afrique du Sud. Elle n'a donc pu prendre la mesure de la polémique suscitée par son trait d'humour, puisqu'elle était à bord de l'avion, sans connexion internet.

Désavouée par sa société

Durant ses 10 heures d'avion, les utilisateurs de Twitter ont copieusement insulté la jeune femme qui est devenu un des thèmes favoris du réseau de microblogging avec le hashtag #HasJustineLandedYet ("Est-ce que Justine a atterri?"). Le nom de domaine justinesacco.com a été immédiatement acheté et renvoie sur l'ONG Aid For Africa. Enfin, la direction de sa société l'a désavouée, retirant toute mention d'elle sur son site. A son arrivée, Justine Sacco a supprimé son compte Twitter…

Justine Sacco a présenté dimanche ses excuses dans un communiqué, cité par ABC News: "Les mots ne peuvent pas dire à quel point je suis désolée et combien il est nécessaire que je présente mes excuses aux Sud-Africains", a-t-elle notamment déclaré, rappelant qu'elle était elle-même née en Afrique du Sud. "Il y a une grave crise liée au sida dans ce pays (...) et malheureusement, il est très facile de parler de façon cavalière d'une épidémie à laquelle on n'a jamais été confronté directement", a-t-elle concédé.

"Pour avoir évoqué cette crise -qui ne fait aucune différence de race, de sexe ou d'orientation sexuelle- et les millions de personnes qui vivent avec le virus de manière insensible, je suis honteuse", a conclu Justine Sacco.

La rédaction