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Vincent Lambert: "nous devons tous rédiger des directives anticipées", estime François Hollande

"La mort est toujours une épreuve pour la famille", a-t-il également tenu à souligner.

En visite ce jeudi aux Francofolies de La Rochelle, l'ancien président de la République François hollande a réagi à la mort de Vincent Lambert, survenue plus tôt dans la journée. Selon lui, "nous devons tous rédiger des directives anticipées" sur la fin de vie.

"La mort est toujours une épreuve pour la famille, mais ça faisait des années que Vincent Lambert était dans une situation 'végétative'", a-t-il d'abord déclaré, avant d'ajouter: "C'est un message qu'on peut envoyer à chacun, en commençant par soi-même: nous devons tous rédiger des directives anticipées". 

"La 'loi Claeys Leonetti' est faite pour ça: en Belgique par exemple les directives anticipées sont une procédure que chacune et chacun fait. En France, si on ne veut pas revoir des situations aussi dramatiques, il faut qu'on applique la loi", a-t-il dit.

Mettre en fonction la loi Claeys-Leonetti

"J'ai accompagné le processus législatif de (cette loi) pour que vraiment ces questions-là puissent être réglées avec une procédure. Mais cette procédure n'avait pas pu avoir cours au moment de Vincent Lambert, puisque c'était une directive anticipée", a encore ajouté l'ancien président de la République.

La loi Claeys-Leonetti, promulguée en 2016, donne la possibilité au corps médical d'appliquer une sédation profonde et continue jusqu'au décès, lorsque le patient n'est plus en état d'exprimer sa volonté. 

Cette loi, qui s'oppose à tout acharnement thérapeutique, est revenue au coeur des débats ces dernières semaines dans le cadre de l'affaire Vincent Lambert.

"Il fallait savoir quelle était la volonté de Vincent Lambert, avant même qu'il ait eu cet accident. Sa famille était divisée, nous sommes allés jusqu'au bout de toutes les procédures et ensuite les médecins y ont mis un terme", poursuit François Hollande.

"Famille divisée" 

"Le problème c'est que la loi n'a pas pu être appliquée, a-t-il encore répété. La loi c'est ce qui permet justement de trouver un chemin qui est toujours difficile pour la fin de vie et qui permet de faire comprendre à la famille la volonté de celui ou de celle qui à un moment n'en peut plus et ne veut plus".

Ancien infirmier de 42 ans dans un état végétatif depuis un accident de la route en septembre 2008, Vincent Lambert est décédé jeudi au CHU de Reims, un peu plus d'une semaine après l'arrêt de ses traitements.

Son cas, qui a déchiré sa famille, était devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

"Famille divisée" 

"Le problème c'est que la loi n'a pas pu être appliquée, a-t-il encore répété. La loi c'est ce qui permet justement de trouver un chemin qui est toujours difficile pour la fin de vie et qui permet de faire comprendre à la famille la volonté de celui ou de celle qui à un moment n'en peut plus et ne veut plus".

Ancien infirmier de 42 ans dans un état végétatif depuis un accident de la route en septembre 2008, Vincent Lambert est décédé jeudi au CHU de Reims, un peu plus d'une semaine après l'arrêt de ses traitements.

Son cas, qui a déchiré sa famille, était devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

Hugo Septier avec AFP