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Viande de cheval : le "cerveau" du trafic déjà condamné

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Le gérant de la Narbonnaise des viandes serait au coeur du trafic. Il aurait déjà été condamné pour des faits similaires il y a plusieurs années.

18 mois d'enquête, 21 interpellations. Après le scandale du cheval vendu à la place du boeuf, la filière est donc secouée par une nouvelle affaire. Et c'est un véritable réseau organisé, qui aurait fonctionné entre mai 2011 et décembre 2013, qui a été démantelé.

Environ 200 chevaux, soit plusieurs dizaines de tonnes de viande impropre à la consommation, se seraient retrouvés dans nos assiettes, après avoir servi notamment dans l'industrie pharmaceutique.

Le procureur de la République à Marseille, Brice Robin, en charge de l'enquête, a déclaré lundi n'avoir "absolument pas la preuve à travers des analyses toxicologiques que ces animaux étaient nuisibles à la santé humaine". "Ce n'est pas parce qu'ils sont impropres à la consommation qu'ils sont nuisibles à la santé de l'homme", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse.

Un homme au cœur du trafic

Une partie des personnes interpellées seront présentés, d'ici à 48 heures, à la juge chargée de l'information judiciaire ouverte pour "tromperie, faux, faux et usage de faux, corruption et association de malfaiteurs".

Au cœur du trafic, on retrouve Patrick Rochette, le gérant de la Narbonnaise des viandes. D'après le procureur de Marseille, l'homme a déjà été condamné pour des faits similaires il y a plusieurs années. Dans son casier judiciaire, on retrouverait également une condamnation pour un trafic de fausse monnaie.

Des complices présumés interpellés

Cet homme de 59 ans, propriétaire de plusieurs boucheries chevalines et de parts dans l'abattoir de la ville, est soupçonné d’avoir d’abord acheté à bas prix des chevaux dans 11 départements du sud de la France, grâce à une douzaine d’intermédiaires, auprès de particuliers, de centre équestre ou encore du laboratoire Sanofi Pasteur qui les utilisait pour produire des vaccins.

Les certificats de traçabilité des animaux étaient ensuite falsifiés, grâce à la complicité présumée de 4 vétérinaires et d’un informaticien dans le but ultime de les revendre à des boucheries chevalines. Au total, 13 négociants, 4 vétérinaires, un informaticien, ainsi que des proches de l'organisateur du trafic ont été interpellés.

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La Rédaction avec L. Dian