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Vélos mis en fourrière à Lyon: l'association la Ville à Vélo dénonce des "enlèvements abusifs"

Le 31 décembre dernier, plusieurs dizaines de vélos , considérés comme des épaves par les services de la ville, avaient été enlevés pour être mis à la fourrière.

La mairie de Lyon n'a pas attendu le printemps pour faire le grand ménage. Le 31 décembre dernier, les services municipaux ont retiré plusieurs dizaines de vélos pour les placer à la fourrière. 

"Un technicien était en train de scier un par un tous les cadenas", affirme Greg, qui travaille dans le 1er arrondissement. Un agent municipal "m'a dit que c'était toutes des épaves, que ça faisait plus d'un an quelles étaient là et qu'il fallait les enlever", assure le témoin de la scène.

Pour l'association la Ville à Vélo, ces enlèvements sont abusifs. "Comment on identifie qu'un vélo est une épave? À quelle condition ce vélo peut être retiré et comment peut-il être récupéré par son propriétaire? Aujourd'hui, il n'existe pas de procédure. Un cycliste pourra donc croire que son vélo a été volé et ne même pas se rendre à la fourrière", critique Nicolas Fraise, représentant de l'association. 

L'association s'en prend notamment à l'absence de base légale pour retirer ces vélos, selon eux, mais aussi au manque d'information avant l'enlèvement, à la destruction des cadenas et aux conditions de transports "très peu soigneuses". 

"Les faits décrits et illustrés peuvent être qualifiés de vol organisé par la Ville de Lyon, ainsi que de dégradation volontaire de biens privés", écrit la Ville à Vélo dans un communiqué qui réclame la mise en place d'une procédure claire et formalisée.

Interrogé, la mairie assure qu'un passage a lieu "trois semaines à un mois avant le ramassage de la carcasse où on signale sur le vélo qu'il doit être récupéré".

"Quand il est ramassé, il est porté à la fourrière et il peut être récupéré gratuitement pendant un an. Nous sommes obligés de ramasser les vélos. estime Jean-Yves Sécheresse, adjoint à la mairie de Lyon en charge de la sécurité.

Et de conclure: "Deux fois par an, ce n'est pas énorme",

Mélanie Ferreira avec Benjamin Rieth