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Vaccination: l'obligation diminue la défiance des Français 

Une vaccination - Image d'illustration

Une vaccination - Image d'illustration - AFP

40% des Français restent défiants envers les vaccins, une nette baisse depuis la mise en place de l'obligation.

Depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccins infantiles sont devenus obligatoires en France, contre seulement trois auparavant. Parmi les nouveautés imposées, les protections contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B ont, entre autres, été ajoutées afin d'endiguer la défiance de plus en plus grande d'une partie des Français envers les vaccins. 

Interrogée sur BFMTV, Lucile, une mère de deux jeunes enfants, s'interroge sur le bien-fondé de cette obligation. A son grand regret, elle a été forcée de vacciner sa fille Tara, âgée de 9 mois. 

"Je vois pas comment un enfant ou un bébé de trois mois pourrait contracter l’hépatite B, pour moi c’est un non-sens et je n'aurais jamais vacciné mes enfants contre l’hépatite B, je suis moi-même pas vaccinée", déplore-t-elle. 

Nette amélioration de la couverture vaccinale

Comme de nombreux parents, cette dernière redoute les effets secondaires des vaccins. Malgré tout, cette obligation semble porter ses fruits puisque seuls 40% des Français restent défiants envers les vaccins, une nette baisse depuis la mise en place de l'obligation. 

"Autrefois on passait une bonne partie de la consultation de convaincre les parents des bienfaits des vaccins, maintenant que c’est obligatoire donc c’est plutôt mieux accepté", assure le Dr Patrick André, pédiatre. 

Du côté du gouvernement et de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, on se félicite également de la nette amélioration de la couverture vaccinale cette dernière année. Une amélioration qui concerne également les vaccins non-obligatoires comme celui de la grippe. 

Hugo Septier