BFMTV

Une convention signée à Lyon pour mettre fin aux violences envers les personnes LGBT

-

- - (Photo d'illustration) - Jeff Pachoud-AFP

Annoncée au mois de novembre, la convention locale pour lutter contre les violences homophobes est signée ce mardi. Le président du centre LGBTI de Lyon s'est félicité de ce plan d'action sur BFM Lyon.

Une cinquantaine de mesures pour mieux lutter contre les violences faites aux personnes LGBT. La préfecture du Rhône, les villes de Lyon et Villeurbanne, l'académie, le procureur de la République et plusieurs associations ont signé ce mardi une convention locale pour faire face à la recrudescence des violences homophobes à Lyon et son agglomération. 

De la prévention

"En 2018, il y a eu 56 agressions, contre 63 en 2019", a rappelé ce mardi matin sur le plateau de BFM Lyon Laurent Chauvin, président du centre LGBTI de Lyon, selon qui les agressions sont "de plus en plus violentes". "C'est un plan novateur dont on se félicite. C'est la première fois qu'un tel plan est signé en France avec autant de partenaires", s'est réjoui le responsable. 

Le plan avait été annoncé en novembre 2019 lors d'une réunion à la préfecture du Rhône en présence des représentants de la justice et la police, les villes de Lyon et Villeurbanne, l'académie de Lyon et plusieurs associations.

"Cette convention acte un engagement fort", a insisté David Kimelfeld après la signature. "Le plan d’actions qui l’accompagne en est la déclinaison concrète, aussi bien sur le volet de la prévention et de l’accompagnement que sur celui de la répression", a-t-il ajouté.

Au total, "plus d'une trentaine d'actions sur les cinquante" que comptent la convention sont dédiés à la prévention, rappelle Laurent Chauvin. Par exemple: "des séminaires auprès des personnels" de l'Education nationale, des "campagnes d'affichage de façon à 'déstigmatiser'", ou encore des "séances d'information dans les différentes administrations".

"Chacun a le droit de vivre comme il veut"

Les associations et les autorités ont également travaillé sur des mesures sécuritaires, notamment autour "des établissements ou des lieux plus sujet aux agressions".

"On est train de discuter du dispositif, que ce soit sur la surveillance ou des rondes, de façon à sécuriser ces lieux", explique le président du centre LGBTI. 

Pour le responsable, les personnes LGBT ne doivent pas se cacher dans la rue pour essayer d'éviter les agressions.

"Chacun a le droit de vivre comme il veut, de tenir la main de qui il veut dans la rue, de s'habiller comme il l'entend. Ce sont des choses sur lesquelles on ne veut pas reculer", affirme-t-il. 
Benjamin Rieth