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Un rapport sur le Bugaled Breizh évoque un sous-marin américain

L'épave du "Bugaled Breizh", lors de son remorquage dans le port de Brest. Un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain pourrait s'être trouvé le 15 janvier 2004 dans la zone du naufrage du chalutier, qui avait entraîné la mort de cinq marins-pêcheur

L'épave du "Bugaled Breizh", lors de son remorquage dans le port de Brest. Un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain pourrait s'être trouvé le 15 janvier 2004 dans la zone du naufrage du chalutier, qui avait entraîné la mort de cinq marins-pêcheur - -

RENNES - Un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain pourrait s'être trouvé le 15 janvier 2004 dans la zone du naufrage du Bugaled Breizh,...

RENNES (Reuters) - Un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) américain pourrait s'être trouvé le 15 janvier 2004 dans la zone du naufrage du Bugaled Breizh, qui avait entraîné la mort de cinq marins-pêcheurs, peut-on lire dans un rapport d'expertise remis aux parties civiles.

Dominique Salles, un ancien sous-marinier, y juge qu'"il existe une raison objective justifiant la présence d'un SNA américain dans la partie ouest de la Manche", où le chalutier a sombré, a indiqué à Reuters Robert Bouguéon, le président du comité local des pêches du Guilvinec (Finistère).

L'expert estime que les autorités américaines pourraient avoir décidé d'envoyer un sous-marin espion surveiller le départ d'un navire transportant des résidus de matières nucléaires de la France vers le Japon le 19 janvier 2004.

Un transport de matières nucléaires entre les Etats-Unis et la France était prévu en fin d'année 2004, et les autorités américaines auraient pu vouloir prendre toutes les précautions pour assurer la sécurité du transport, dit Dominique Salles.

Ce rapport d'expertise avait été demandé par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes comme préalable à la délivrance éventuelle de commissions rogatoires internationales pour connaître la position des SNA de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

L'expert, rappelant les conclusions des juges d'instruction sur l'hypothèse d'un accrochage entre le chalut du bateau et un sous-marin nucléaire d'attaque comme cause "la plus hautement probable" du naufrage, préconise la délivrance de ces commissions rogatoires.

La chambre de l'instruction doit se prononcer le 1er juin prochain sur la poursuite ou non des investigations.

"Nous sommes satisfaits car la possibilité du non-lieu que l'on pouvait craindre s'éloigne fortement", a réagi Robert Bouguéon.

Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse