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Un gymnase près de l'Elysée occupé par des mal logés et des sinistrés de l'assaut de Saint-Denis

Une centaine de personnes sans-abri ou mal logées ont trouvé refuge dans un gymnase situé à proximité de l'Elysée. Parmi eux, des sinistrés de l'assaut de Saint-Denis en novembre 2015, qui n'ont toujours pas été relogés.

Un gymnase du 8e arrondissement, à deux pas de l'Elysée est devenu leur refuge. Un lieu symbolique occupé depuis mercredi par une centaine de personnes, épaulées par l'association Droit au logement (DAL).

Parmi ces familles mal-logées ou sans-domiciles figurent cinq sinistrés de l'assaut du Raid à Saint-Denis. Lors de l'intervention du Raid, deux jours après les attentats de novembre 2015, leur immeuble a été partiellement détruit. Ils n'ont depuis pas été relogés. 

"Ils nous ont relogé dans un hôtel pendant un an et demi et puis nous avons reçu tous les cinq une lettre pour quitter l'hôtel. Nous avons quitté l'hôtel et depuis deux mois nous sommes dehors. Je dors dans une voiture, alors que nous sommes des victimes du terrorisme", déplore Messahoudi Iahid, l'un de ces sinistrés. 

Ce statut de victime du terrorisme qu'ils réclament ne leur a pas été accordé.

"L'hiver arrive et on est loin du compte"

Outre ces sinistrés, des familles ont aussi trouvé refuge dans le gymnase. Une quarantaine sont sans domicile. 

"On est à proximité de l'Elysée, on est dans le 8e arrondissement pour rappeler d'une part qu'il y a des droits des mal-logés, des sans-logis qu'il faut respecter et mettre en oeuvre. Le président de la République s'est engagé à faire en sorte qu'il n'y ait plus de sans-logis dans nos rues, l'hiver arrive et on est loin du compte", souligne Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. 

Mercredi soir, ces familles ont reçu la visite de l'adjoint au Logement Ian Brossat et de la maire du 8e, Jeanne d'Hauteserre. Les élus leur ont apporté leur soutien et donné l'autorisation provisoire de rester dans le gymnase. 

C. B avec Florian Chevallay