BFMTV

Un groupuscule d’extrême droite s’en prend aux associations d'aide aux migrants

Le collectif "On ferme !" vandalise les locaux d'associations venant en aide aux migrants.

Le collectif "On ferme !" vandalise les locaux d'associations venant en aide aux migrants. - Capture d'écran Twitter

Le groupuscule d'extrême droite "On ferme !" vandalise depuis le mois de septembre les locaux d'associations venant en aide aux migrants. Avec un mode opératoire toujours similaire.

A chaque fois la méthode est la même. De la glu versée dans les serrures, quelques tags disséminés sur la façade et toujours ce hashtag en guise de signature: #Onferme. Le tout badigeonné sur les murs de locaux d’associations qui viennent en aide aux migrants.

Nantes, Strasbourg, Paris et dernière ville en date Nice, le groupuscule d’extrême droite baptisé "On ferme !" agit dans toute la France. Se revendiquant de l’héritage de Gandhi, en résistant de manière "pacifique et populaire à une occupation et un Etat illégitime", le collectif s’est constitué sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, où il poste régulièrement les photos de ses fait d’armes depuis le mois de septembre.

Dans une interview accordée au site Breizh Info, un membre du collectif confie que "On ferme !" demande entre autres revendications "l’arrêt total de toute immigration extra-européenne, et tout particulièrement la plus grande fermeté face à l’immigration clandestine", ainsi que "l’arrêt immédiat des financements publics d’associations aidant les clandestins à se maintenir sur le sol national et à obtenir diverses prestations". 

Le Forum des réfugiés de Nice a été une des victimes du groupuscule en novembre dernier. "Ils sont intervenus sur notre local dans la nuit du 10 au 11 novembre. La serrure était totalement collée et le hastag #Onferme était tagué juste à côté" confie Yann Lapeyre, chef de service de la plateforme Forum des réfugiés de Nice. "Le soir même, les photos étaient publiées sur leur compte Twitter. Nous avons bien évidemment porté plainte. Une enquête serait en cours au niveau national". La ville de Nice est une cible privilégiée du collectif, six associations ayant été vandalisées en quatre mois.

Clémence Leleu