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Un député veut mettre fin aux repas insipides dans les hôpitaux

Une patiente mange un repas comprenant un plat "fait-maison" à l'hôpital Léon Bérard à Lyon, le 10 septembre 2018. (Photo d'illustration)

Une patiente mange un repas comprenant un plat "fait-maison" à l'hôpital Léon Bérard à Lyon, le 10 septembre 2018. (Photo d'illustration) - Jean-Philippe Ksiazek - AFP

Trois établissements hospitaliers devraient expérimenter de nouvelles pratiques entre avril 2019 et juin 2020 afin d'améliorer la qualité des repas servis aux patients.

58,1 sur 100 ou 11,62 sur 20: c'est la note qu'ont attribué plus de 120.000 patients à la restauration qui leur a été proposée durant leur séjour à l'hôpital. A peine la mention Assez Bien donc, sur quelque 1100 établissements concernés par l'étude de satisfaction menée en 2017 par la Haute autorité de santé.

A l'assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), la note tombe à 10,4/20 au deuxième trimestre 2018; là aussi, c'est le critère d'évaluation qui recueille le moins de satisfaction parmi les patients interrogés.

Et pour cause: la réputation de "la nourriture d'hôpital" la précède, considérée comme à peine plus ragoûtante que celle servie dans certains établissements scolaires. Pourtant, ce n'est pas une "fatalité" pour le député LaREM du Val-de-Marne Frédéric Descrozaille, porteur du projet "Repas à l'hôpital" qu'il détaille dans Le Parisien.

Dans ce cadre, un appel à candidatures a été lancé cet été par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS) pour recenser plusieurs hôpitaux volontaires pour améliorer leur restauration: meilleure maîtrise des quantités achetées, de la qualité des produits, amélioration de la nutrition compensation de la hausse du coût de la nourriture par la réduction, etc.

Choix du menu, présentation, plus de produits de qualité...

Plusieurs recommandations ont déjà été formulées par le Comité national de l'alimentation (CNA) et dans le projet de loi alimentation, tels la mise à disposition d'outils connectés pour que les patients puissent choisir leur repas, la priorité à la qualité plutôt qu'à la quantité de produits, l'amélioration de la présentation du plateau, l'harmonisation des prescriptions diététiques, ou encore au moins 50% de produits de qualité (bio, labels spécialisés, origine contrôlée, produits locaux, etc.) dans les menus.

Quarante établissements, publics comme privés, ont répondu à l'appel à candidatures. Une première sélection s'opérera fin novembre, explique au Parisien Frédéric Descrozaille, via un panel de "professionnels de la restauration, de médecins et de représentants des patients".

"Trois établissements expérimenteront d'avril 2019 à juin 2020 de nouvelles manières de faire qui donneront lieu à la diffusion de fiches de bonnes pratiques", poursuit-il dans les colonnes du quotidien.

L.A.