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Un concert de musique classique gratuit pour défendre la Salle Pleyel

Un concert donné par le Unhasu Orchestra de Corée du Nord, et des musiciens de l'orchestre philharmonique de Radio-France à la Salle Pleyel, le 14 mars 2012.

Un concert donné par le Unhasu Orchestra de Corée du Nord, et des musiciens de l'orchestre philharmonique de Radio-France à la Salle Pleyel, le 14 mars 2012. - Pierre Verdy - AFP

La Cité de la Musique, qui possède actuellement la prestigieuse salle, souhaite en céder l'exploitation à un acteur privé pour programmer autre chose que de la musique classique.

L'avenir de la Salle Pleyel, menacée de ne plus programmer des concerts de musique classique, se joue ce lundi au palais de justice de Paris. La cour d'appel doit confirmer ou non la décision du tribunal de commerce de Paris, rendue le 7 octobre dernier, alors qu'un concert sera organisé sous ses fenêtres à 14 heures (lire ci-dessous).

La justice a interdit provisoirement à la Cité de la Musique, propriétaire des murs depuis 2009, de céder l'exploitation de la salle à un acteur privé. L'établissement public avait pris cette décision en raison de l'ouverture de la Philharmonie à Paris en janvier prochain, qui ne diffusera qu'un répertoire symphonique, et devait auditionner en novembre les potentiels candidats à la reprise, selon Le Monde.

Dans sa note d'intention, la Cité de la Musique expliquait vouloir destiner la salle à programmer "de la musique populaire de qualité: variété, chanson, pop, rock, jazz, comédie musicale, one-man-show. Tout concert ou spectacle de musique classique, quelle qu'en soit la forme, est exclu".

Symphonie de Brahms en plein air

Outré par cette volonté musicale pour le prestigieux auditorium, un orchestre symphonique, dirigé par Carla-Maria Tarditi, la chef d'orchestre et ancienne directrice générale de Pleyel, jouera un concert gratuit devant les fenêtres du palais de justice, à 14 heures, ce lundi. Au programme, selon les organisateurs, joints par BFMTV.com, la Marseillaise en ouverture et en clôture du concert, et la 1ère symphonie de Brahms, qui dure une quarantaine de minutes, jouée par une cinquantaine de musiciens.

Sollicitée pour un entretien en octobre dernier par les partisans de la Salle Pleyel, la ministre de la Culture Fleur Pellerin avait opposé une fin de non-recevoir par courrier, estimant qu'il n'était pas souhaitable "d'interférer dans une procédure" qui les opposait à "l'un des établissements dont elle a la tutelle".