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Train: une modernisation de Poitiers-Limoges préconisée par un rapport

Un TGV à Bordeaux-Saint-Jean le 2 juillet 2017. Le projet de LGV Poitiers-Limoges est désormais enterré, mais un rapport préconise de moderniser la ligne existante pour raccourcir le temps de trajet entre Paris et Limoges

Un TGV à Bordeaux-Saint-Jean le 2 juillet 2017. Le projet de LGV Poitiers-Limoges est désormais enterré, mais un rapport préconise de moderniser la ligne existante pour raccourcir le temps de trajet entre Paris et Limoges - MEHDI FEDOUACH, AFP/Archives

A défaut d'une LGV le gouvernement étudie plusieurs pistes pour rapprocher Paris et Limoges.

Le projet de ligne TGV Poitiers-Limoges est désormais enterré, et un rapport gouvernemental préconise de moderniser la ligne ferroviaire existante pour raccourcir le temps de trajet entre Paris et Limoges, mais aussi d'améliorer les liaisons aériennes et terrestres.

Transformer la ligne existante en voie unique

Pour le sénateur (PS) du Nord, Michel Delebarre, chargé par le précédent gouvernement d'étudier les solutions pour améliorer la desserte ferroviaire de Limoges, la meilleure solution est de moderniser la ligne Poitiers-Limoges existante, une ligne en voie unique, pour y faire circuler à vive allure des TER, mais aussi des TGV.

La nouvelle ligne TGV entre Paris et Bordeaux, qui passe dans les environs de Poitiers et est reliée à la ligne classique, sera ensuite empruntée par ces trains.

Des rames TGV "pourraient ainsi être en mesure de rejoindre, à terme, la gare Montparnasse depuis Limoges en un temps approchant 2H30", au lieu de plus de 03H00 actuellement, détaille ce rapport.

Le rapporteur fait toutefois état de travaux en deux temps, avec une première tranche dans le contrat de plan Etat-région 2020-2025, une seconde dans celui de 2025-2030.

Lors des études réalisées en 2009, le coût total avait été estimé à 750 millions d'euros.

Michel Delebarre recommande également de réaliser des "améliorations soutenues" sur la ligne historique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, pour laquelle l'Etat et la SNCF ont déjà engagé 1,5 milliard d'euros.

Un projet de LGV Poitiers-Limoges, longue de 115 kilomètres et qui aurait mis Limoges à 2H03 de Paris, pour 1,65 milliard d'euros, devait voir le jour. Mais la déclaration d'utilité publique de 2015 a été annulée en avril 2016 par le Conseil d'État, invoquant notamment des "insuffisances" de l'évaluation économique et sociale.

Alternatives à court terme 

La ministre des Transports Elisabeth Borne recevra à la rentrée, les élus du territoire, "afin d'évoquer avec eux les pistes présentées dans ce rapport", dans l'optique notamment des Assises de la mobilité, qui seront lancées en septembre.

"Le Limousin et ses territoires limitrophes soulèvent des enjeux majeurs de désenclavement. Ma priorité est d'y apporter les réponses les plus pertinentes pour améliorer concrètement et rapidement la desserte de ce territoire. Les conclusions de ce rapport constituent à ce titre des pistes importantes qui vont guider nos réflexions et nos travaux", a commenté Elisabeth Borne dans un communiqué.

En attendant de voir les améliorations sur les lignes ferroviaires, le rapporteur gouvernemental préconise plusieurs alternatives "à plus court terme", afin d'améliorer rapidement les liaisons entre Paris et Limoges.

Il juge ainsi nécessaire de maintenir l'obligation de service public sur la liaison aérienne Brive-Orly, et de développer des liaisons Limoges-Roissy afin de "répondre aux attentes du monde socioéconomique pour faciliter les échanges des entreprises régionales avec leurs clients".

C.Br. avec AFP