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Trafic de permis de conduire: deux fonctionnaires mis en examen en Seine-Saint-Denis

Deux agents de la sous-préfecture du Raincy, en Seine-Saint-Denis, ont été mis en examen pour corruption dans un trafic de permis de conduire. (Photo d'illustration)

Deux agents de la sous-préfecture du Raincy, en Seine-Saint-Denis, ont été mis en examen pour corruption dans un trafic de permis de conduire. (Photo d'illustration) - AFP

Deux fonctionnaires de la sous-préfecture du Raincy, en Seine-Saint-Denis, ont été mis en examen en octobre dernier, pour corruption dans un trafic de permis de conduire.

Deux agents de la sous-préfecture du Raincy, en Seine-Saint-Denis, soupçonnés d'avoir monnayé plus de 200 permis de conduire, ont été mis en examen en octobre pour corruption, a-t-on appris ce mardi de source policière, confirmant une information du Parisien.

Les autorités de la sous-préfecture avaient découvert, lors d'un audit interne en 2015, que plusieurs fonctionnaires avaient utilisé les codes de leur chef de service pour confectionner des permis de conduire, entraînant l'ouverture d'une information judiciaire, a relaté cette source.

Les permis de conduire vendus pour "quelques centaines d'euros"

A la suite d'une "long travail d'identification des attributaires", les enquêteurs de la police judiciaire du département ont interpellé deux agents, mis en examen pour corruption et placés sous contrôle judiciaire, selon cette même source, qui a précisé que l'enquête était toujours en cours "pour déterminer des complicités éventuelles".

"Le prix des permis était variable mais tournait en général autour de quelques centaines d'euros, loin des prix pratiqués dans les Hauts-de-Seine", où une vaste escroquerie a été mise au jour au printemps dernier, a-t-elle ajouté.

Des clients fortunés pour le trafic de permis dans les Hauts-de-Seine

Dans le département de la banlieue ouest, des centaines de personnes fortunées, dont plusieurs personnalités, avaient ainsi pu obtenir le document sans passer l'examen. Un dirigeant d'auto-écoles de Neuilly, Patrick Antonelli, 39 ans, par ailleurs mari de la chanteuse Amel Bent, ainsi que trois fonctionnaires de la préfecture des Hauts-de-Seine, avaient été mis en examen pour corruption.

Des hommes d'affaires et des footballeurs font notamment partie des 258 personnes qui avaient obtenu frauduleusement le papier rose. Parmi eux, le journaliste Ali Baddou a reconnu sur Twitter avoir bénéficié de la combine. Les faux titres se monnayaient parfois au-delà de 10.000 euros.

A.Mi avec AFP