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Tiers payant chez le médecin: les premières mesures au printemps

Le tiers-payant sera d'abord mis en place pour les revenus les plus modestes.

Le tiers-payant sera d'abord mis en place pour les revenus les plus modestes. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

D'ici à 2017, plus aucun Français ne devrait avoir de frais à avancer chez son médecin. La mesure concernera les revenus les plus modestes dans un premier temps.

Les frais à avancer pour une consultation chez votre médecin appartiendront bientôt au passé. Les modalités techniques seront esquissées "dès le printemps" pour les revenus modestes et "cet été" pour l'ensemble des Français, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

A terme, les Français n'auront plus à avancer d'argent lors d'une consultation médicale d'ici à 2017. Mais ce devrait déjà être le cas avant la fin de l'année pour les patients modestes, bénéficiant de l'aide pour une complémentaire santé (ACS), soit environ un million de personnes.

"De premières décisions seront annoncées dès le printemps pour permettre une mise en place effective rapide du tiers payant pour les bénéficiaires de l'ACS", écrit le ministère dans un communiqué.

Un projet "impraticable" pour ses détracteurs

"Les bases sur lesquelles le tiers payant sera ensuite généralisé à tous les assurés seront définies cet été, afin que l'ensemble des acteurs engagent les travaux nécessaires à la mise en oeuvre effective de cette réforme structurelle d'ampleur", est-il ajouté.

La généralisation du tiers payant suppose de répondre à des questions techniques: comment récupérer l'euro de franchise dû par le patient pour toute consultation s'il ne sort pas son porte-monnaie? Quel mécanisme permettra au médecin d'être payé dans un délai raisonnable alors que des centaines de complémentaires opèrent sur le marché?

A l'instar de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), auteur d'un récent rapport sur le sujet, le ministère prône des "principes": "Le système mis en place devra être simple et sécurisé, tant pour les médecins que pour les patients", "les risques de trésorerie ou de charges administratives supplémentaires doivent être totalement maîtrisés et écartés, en particulier pour les médecins".

Le projet du gouvernement est "techniquement impraticable", affirme le principal représentant de la profession, la CSMF. L'organisation est favorable au "tiers payant social" pour les patients les plus modestes mais estime que son extension à l'ensemble des Français est "une usine à gaz qui se fera aux dépens des médecins".

La rédaction