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Teknival : « Plus jamais ça ! »

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Après une journée de teknival à Crucey-Villages, les nuisances font déjà craindre le pire aux riverains, qui se souviennent de celui de 2005.

La musique résonne toujours sans discontinuer ce matin sur l'ancienne base militaire de l'Otan à Crucey-Villages (Eure-et-Loir). C'est là que se déroule depuis hier et jusqu'à dimanche le Teknival.

9 000 personnes et 3 000 véhicules étaient sur place hier soir à minuit. 50 000 personnes sont attendues tout au long du week-end pour cette rave géante. C'est la deuxième fois que le teknival a lieu à cet endroit (le premier avait eu lieu en 2005), ce qui a provoqué la colère des riverains et des élus du département.

Ce teknival est officiel, autorisé et encadré par les forces de l'ordre Pour accéder au site les ravers ont du passer par des barrages policiers, aidés de chiens anti-drogue. Le terrain est cloturé, ce qui fait même dire à certains ravers qu'ici ce n'est pas un teknival, c'est un « Sarkoval », trop encadré, pas assez dans l'esprit des raves sauvages.

Ce n'est pas tout à fait l'avis des habitants qui logent justent à côté. Derrière leurs fenêtres qui vibrent au rythme de la techno, ils en ont assez, et ils espèrent juste que les teufeurs ne reviendront jamais sur ce site.

« On sortira les fusils »

Exemple avec Blandine, qui est la plus proche voisine du teknival. En 2005, elle avait déjà eu 50 teufeurs qui avaient squatté son jardin. Et là elle a l'impression de revivre le même cauchemar. Elle témoigne : « le bruit est très fort, nous sommes directement sur cette base. 24 heures après le début je me sens fatiguée car je n'ai pas bien dormi et encore plus fatiguée à la fin du teknival. On n'a pas de repos, pas de répit et c'est très éprouvant nerveusement. Hier j'ai vu des gens qui commençaient à rentrer dans ma propriété, j'étais vraiment découragée et très stressée ».

Albert, éleveur de moutons, est encore plus en colère. Sa ferme est juste à côté du Teknival et il est traumatisé : l'herbe sur laquelle les raveurs font du camping, c'était le foin pour ses bêtes. Comme en 2005, il craint de tout perdre. Il se dit prêt à tout pour que le teknival n'ait plus jamais lieu ici : « je dis qu'on sortira les fusils si ça se reproduit, et ça je le promets. Je ne serai pas tout seul, il y aura du monde. Un teknival, une rêve party, c'est pareil, car ce sont des bêtes, c'est pas des humains. Contrôler ces gens-là, c'est presque impossible. C'est des ivrognes, saouls, drogués, qu'est-ce qu'on peut espérer ? Rien ».

La rédaction et Yannick Olland