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Strasbourg: les surveillants de prison se rassemblent pour protester

Les surveillants de prison de la maison d'arrêt de Strasbourg ont protesté ce lundi matin. (Photo d'illustration)

Les surveillants de prison de la maison d'arrêt de Strasbourg ont protesté ce lundi matin. (Photo d'illustration) - AFP

Environ 70 surveillants se sont rassemblés ce lundi matin, devant la maison d'arrêt de Strasbourg. Ils protestent contre les agressions et le manque de personnel.

70 surveillants ont protesté ce lundi matin, devant la maison d'arrêt de Strasbourg. Parmi leurs revendications: le transfert systématique d'un détenu vers un autre établissement après une agression et une meilleure sécurisation des abords de la prison. Ils déplorent également le manque de onze agents dans l'établissement.

Les surveillants ont placé des barrières de pneus sur la route menant à l'établissement afin d'empêcher tout mouvement de véhicule, extraction de détenu ou livraison. Seuls des surveillants en repos ou en congé participaient au rassemblement, à l'appel des syndicats SPS, FO et UFAP, leur statut ne leur permettant pas de faire grève.

Surpopulation de la maison d'arrêt de Strasbourg

"En prison, personne ne nous entendra crier" et "Notre quotidien: insultes, agressions, tuberculose, punaises, cafards, souris et non-reconnaissance", pouvait-on lire sur des écriteaux et banderoles accrochés à l'entrée de la maison d'arrêt. 

Pour le secrétaire général Grand Est du syndicat SPF, "la population pénale est de plus en plus vindicative. Des détenus nous sont envoyés parce qu'ils sont ingérables ailleurs: en maison d'arrêt, on a tous les profils", explique-t-il, pointant un taux d'occupation de 165% dans celle de Strasbourg.

Les détenus radicalisés "mélangés avec les autres"

"On organise de plus en plus d'activités pour les détenus mais sans nous donner les moyens humains", a déploré le délégué adjoint de l'UFAP. De ce fait, lors de déplacements à l'intérieur de la prison, des détenus se croisent alors qu'ils n'ont en principe pas le droit de communiquer entre eux, a-t-il expliqué. "On a des détenus radicalisés qui sont mélangés avec les autres, bientôt on aura des prêches à la promenade", s'est-il également inquiété.

Les surveillants espéraient recevoir la visite, en début d'après-midi, d'un membre du cabinet de Jean-Jacques Urvoas, alors que le Garde de Sceaux est en visite ce lundi dans la capitale alsacienne. Le gouvernement a annoncé début octobre un plan visant notamment à lutter contre la surpopulation carcérale, avec la création de 33 nouveaux établissements dans les dix ans.

A.Mi avec AFP