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Revivez le direct de Bourdin & Co du 30 mai

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

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Ce jeudi sur RMC, Kader Dahamni, animateur à la Verrière dans les Yvelines, est revenu sur le profil d’Alexandre, l’agresseur présumé d’un militaire samedi à La Défense, « fragile et perdu » ; et Christian Flaesch, le directeur du 36 Quai des Orfèves, a fait le point sur cette journée qui a permis l’arrestation de cet agresseur ainsi que de Rédoine Faïd. Analyse du « terrorisme de 3e génération » avec Gilles Kepel, professeur à Sciences Po Paris et à 8h35, Jean-Jacques Bourdin recevait la candidate à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce jeudi sur RMC :

A 8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit Nathalie Kosciusko-Morizet. Candidate à la primaire de l’UMP pour la mairie de Paris, elle s’oppose à d’autres candidats UMP, notamment sur la question du mariage pour tous. A droite, certains lui reprochent d’ailleurs son abstention sur ce texte et appellent à voter contre elle.

8h25, c'est l'heure du parti pris d'Hervé Gattegno : Tapie, le porte-malheur de la république.

Gilles Kepel, professeur à Sciences Po Paris

L’époque des évènements du type 11 septembre est terminée. Le prédicateur syrien Abou Mous’ab Al Souri a théorisé un « terrorisme de 3e génération » qui ne se pratique plus avec de grands réseaux, trop détectables par les renseignements, mais des actes isolés grâce à des jeunes radicalisés directement en Occident via Internet ou dans les prisons. Abou Mous’ab Al Souri appelle à créer des guerres civiles en alimentant l’islamophobie. Analyse avec le professeur à Sciences Po Paris et membre de l’Institut universitaire de France Gilles Kepel.

8h22 - Gilles Kepel : « Souri essaye de créer de l’islamophobie. La force de ces jihadistes, c’est qu’ils passent inaperçus, ils n’accrochent pas l’attention des médias très longtemps ».

8h15 - Gilles Kepel : « Le jihad de troisième génération est théorisé par Abou Mous’ab Al Souri, un syrien, qui a vécu en France, ingénieur, qui a connu Ben Laden et a dit, après le 11 septembre, que c’était une erreur. Il dit qu’il faut aller à la base et faire en sorte que des jeunes s’emparent de tout ce qu’ils peuvent pour porter la terreur en occident : un couteau, un bout de tuyau, n’importe quoi, pour tuer en ciblant précisément des militaires, les juifs, les organisations sportives, etc. L’affaire Merah, comme Boston, la Grande-Bretagne ou La Défense, que ces gens aient lu ou non ce texte, ce sont ses idées. L’idée est de terroriser les populations occidentales et les pousser à la faute, attendre qu’ils aillent bruler des mosquées, pour souder les musulmans ».

8h13 - Gilles Kepel : « Il y a eu trois âges de jihad. Le premier antisoviétique en Afghanistan, dans les années 80, financé par la CIA et les Etats-Unis. La deuxième génération, c’est Ben Laden, qui a fait ses armes dans le premier jihad et va mordre la main qui l’a nourri avec l’attaque du 11 septembre. Les services occidentaux sont pris au dépourvu, ils n’ont pas de ville benladeniste à bombarder. Mais pendant dix ans, ils vont apprendre à faire face à ce type de dangers, notamment avec les drones et le développement du renseignement. Aujourd’hui, ce type de jihad est difficilement envisageable ».

Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire de Paris

Deux arrestations, et non des moindres, ont marqué l’actualité mercredi. Tout d’abord, le braqueur Redoine Faïd, en cavale après son évasion il y a un mois et demi, a été arrêté dans un hôtel de la région parisienne. Alexandre D., qui a reconnu l’agression d’un militaire à la Défense, a lui aussi été arrêté. Retour sur ces enquêtes avec le directeur du fameux 36 quai des Orfèvres.

7h49 - Christian Flaesch : « A partir du moment où un a le sentiment d’une dérive jihadiste, ces gens sont surveillés, ce n'était pas le cas d'Alexandre. Certains sites internet sont surveillés ainsi que les connexions sur ces sites, et nous enquêtons sur les gens qui s’y connectent ».

Des jeunes à la dérive, voulant porter le jihadisme, sont-ils nombreux ?

7h48 - Christian Flaesch : « Plusieurs dizaines sans doute. Il faut réfléchir pour savoir comment mieux détecter les dérives, par exemple grâce à Internet ».

Alexandre, l’agresseur présumé du militaire à La Défense. Une note détaillée aurait été dressée sur les dérives du jeune homme.

7h47 - Christian Flaesch : « La pratique de l’Islam ne fait pas de ses pratiquants des terroristes. Ce qui est intéressant, c’est ce qui va venir. Comprendre comment une personne née et élevée en France se convertit et comment, à la dérive, elle essaye de trouver des repères ».

7h46 - Christian Flaesch : « Sur son passeport, il a un tampon pour le Maroc, comme moi, mais il n’est pas allé en Syrie, en Afghanistan, etc. »

7h45 - Christian Flaesch : « Au moment de sa majorité, il s’est converti à l’Islam, et très vite, sa pratique est devenue fondamentaliste. Mais rien ne dit que c’est un partisan du jihad prêt à entrer dans une lutte armée ».

7h44 - Christian Flaesch : « Cette personne fête ses 22 ans aujourd’hui, en garde à vue, l’enquête a été extrêmement rapide. Nous étions sur sa piste dès dimanche soir, on avait un nom qui était déjà dans les radars de la police ».

Sur l’arrestation de Redoine Faïd

7h42 - Christian Flaesch : « C’est un individu extrêmement dangereux. Dès qu’ils ont pu l’interpeller en toute sécurité, ils l’ont fait ».

7h25 : C'est l'heure des Coulisses de la politique, la chronique de Jean-François Achilli - Municipales : qui a peur du méchant loup FN ?

Kader Dahamni, animateur à la Verrière dans les Yvelines

Alexandre D., l'auteur présumé de l'agression d'un militaire samedi dernier à La Défense a été arrêté mercredi. Les enquêteurs, qui font un lien avec l'attentat de Londres contre un soldat britannique, privilégient la piste de l'islam radical. Converti à l'islam à sa majorité, il avait vraisemblablement la volonté de tuer un représentant de l'Etat au nom de son idéologie religieuse, selon le procureur de la République de Paris. En rupture familiale, il se serait progressivement radicalisé et Le Monde affirme qu’il avait été signé par une note des Renseignements généraux des Yvelines.

7h15 - Kader Dahamni : « Il était toujours gentil, on ne s’inquiétait pas plus que ça ».

7h15 - Kader Dahamni : « Il avait des propos parfois incohérents. Il était religieux, mais parfois il parlait de filles, buvait un peu d’alcool. Fragile, c’est le mot, mais il se questionnait ».

7h14 - Kader Dahamni : « C’était une personne calme, très seule, introvertie. Je le voyais souvent avec son sac à dos, il faisait un peu SDF. Comment en est-il arrivé là ? Il avait l’air fragile »

Bientôt 7h, bonjour à tous. Suivez en direct l'émission Bourdin & Co jusqu'à 9h.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin