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Revivez le direct de Bourdin & Co du 28 mai

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

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Ce mardi, Jean-Jacques Bourdin recevait l’ancien maire d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, en procès pour de fausses factures ; et la ministre de l’Artisanat Sylvia Pinel qui devrait prochainement proposer une réforme pour mieux encadrer le statut d’auto-entrepreneur. Bernard Bégaux, pharmacologue, nous a parlé des 18 000 personnes qui meurent chaque année à cause de prises de médicaments et la médecin tabacologue Agnès Delrieu nous a dit pourquoi elle souhaite légiférer par principe de précaution sur la cigarette électronique. A 8h35, Jean-Jacques Bourdin recevait la maire UMP du 7e arrondissement Rachida Dati.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce mardi sur RMC :

9h : Merci à tous d’avoir suivi le live de Bourdin & Co ce matin, n’hésitez pas à poursuivre les débats en réagissant ci-dessous ! Rendez-vous demain dès 7h !

A 8h35, Jean-Jacques Bourdin reçoit la maire du 7e arrondissement de Paris Rachida Dati, menacée dans son fief par un dissident. La députée européenne aborde aussi la question du mariage pour tous et la primaire à droite pour la municipale de 2014 à Paris.

8h25 - C'est l'heure du Parti Pris, la chronique d'Hervé Gattegno : Copé-Fillon, tout ça pour ça...

Agnès Delrieu, médecin tabacologue

Médecin tabacologue, Agnès Delrieu est aussi coordonnatrice de l’enquête de l’Office français de lutte contre le tabagisme sur la cigarette électronique et remet aujourd’hui ses recommandations. Si elles sont moins dangereuses que les classiques, les cigarettes électroniques ne sont pas réglementées et aucune étude n’a été réalisée sur leurs effets à long terme. Elle propose donc de les interdire aux mineurs, dans les lieux publics, et que seuls les buralistes soient autorisés à les vendre.

8h22 - Agnès Delrieu : « Ce n’est pas un outil de sevrage. Est-ce que les gens vont l’abandonner à long terme, on ne sait pas. Est-ce qu’il est logique d’inhaler des arômes pendant des années, on ne sait pas, on n’a pas le recul ».

Le rapport souhaite interdire la cigarette classique dans les lieux publics :

8h21 - Agnès Delrieu : « Pour un ex fumeur, ou un fumeur qui n’a pas son paquet de cigarettes, le fait de voir quelqu’un avec une cigarette électronique l’incitera à fumer. Devant des enfants, dans un lycée, ça peut inciter à passer à la cigarette classique ».

Le tabagisme passif existe-t-il avec le cigarette électronique ?

8h18 - Agnès Delrieu : « Il n’y a pas de combustion avec la cigarette électronique qui libère les produits chimiques. Les personnes autour peuvent inhaler un peu de nicotine, mais à des doses très faibles, c’est le seul risque »

Qui doit vendre la cigarette électronique ?

8h14 - Agnès Delrieu : « Les buralistes réclament la vente exclusive de la cigarette électronique. Je ne sais pas si c’est si logique que les buralistes soient les seuls à en vendre. Personnellement, je pense que si vous êtes toxicomane, que vous avez besoin d’une drogue et qu’on vous met sous Subutex, vous n’allez pas le chercher chez votre dealer. Pour un fumeur c’est pareil : s’il doit à chaque fois avoir la cigarette sous les yeux quand il va chercher la cigarette électronique, ça va être dur. C’est très difficile de résister ».

8h12 - Agnès Delrieu : « Je ne condamne pas la cigarette électronique. C’est un moyen propre de prendre sa drogue habituelle, la nicotine. C’est une très belle invention ».

Bernard Bégaud, pharmacologue, chercheur à l’Inserm Bordeaux

Entendu dans le procès du Mediator, le professeur Bernard Bégaud estime que les effets secondaires des médicaments sont responsables d’au moins 18 000 décès chaque année. Il estime qu’une partie de ces morts peut être évitée en formant mieux les médecins et en faisant moins de prescriptions.

7h57 - Bernard Bégaud : « La formation des médecins n’est pas suffisante. Les heures consacrées à la prescription des médicaments ne sont pas suffisantes, ça explique certaines choses qu’on voit chez nous et pas ailleurs. Les profs sont là, on peut travailler un peu plus, il faut modifier les cours et la formation continue ».

7h56 - Bernard Bégaud : « Nous, médecins, nous ne devons pas prescrire quand ce n’est pas totalement nécessaire ».

7h55 - Bernard Bégaud : « Il ne faut jamais prendre ou prescrire un médicament en dehors de son utilisation normale ».

7h54 - Bernard Bégaud : « Très souvent, personne n’est responsable. Il y a des effets indésirables parfois sans que l’on sache pourquoi, c’est la part inévitable et la majeur partie des accidents ».

7h52 - Bernard Bégaud : « Tout médicament comporte un risque. Ils sauvent beaucoup plus de vies qu’ils n’en enlèvent, mais c’est vrai que sur les millions d’utilisateurs, il y a des accidents ».

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat

La ministre devrait présenter à la rentrée un texte pour mieux encadrer le statut d’auto entrepreneur. Il pourrait créer un système à deux vitesse, limité dans le temps pour ceux dont c’est l’activité principale, et qui doivent ensuite passer sous un régime classique, et sans limitation de durée pour ceux dont il s’agit d’un revenu « d’appoint ». Les auto-entrepreneurs dénoncent des mesures qui vont décourager les futurs et les actuels auto-entrepreneurs, et les artisans regrettent que le statut d’auto-entrepreneur puisse toujours s’appliquer dans les métiers de l’artisanat. Ils dénoncent une concurrence déloyale notamment dans le bâtiment.

7h48 - Sylvia Pinel : « On ne peut pas avoir les mêmes règles pour celui qui veut devenir entrepreneur, et le retraité qui veut un revenu d’appoint ».

7h47 - Sylvia Pinel : « Actuellement, les auto-entrepreneurs ne sont pas suivis, pas accompagnés, c’est ce que nous voulons proposer, pour pouvoir basculer vers un régime classique  ».

Un système à deux vitesses pour les auto-entrepreneurs ?

7h44 - Sylvia Pinel : « Une catégorie d’auto-entrepreneurs a voulu se créer un complément de salaires. 90% des auto-entrepreneurs dégagent moins de revenus qu’un SMIC. Pour eux, il n’y aurait pas de limitation dans le temps, une vérification des qualifications et des assurances. Le seuil est en train d’être débattu, nous sommes dans l’idée de 10 000 euros par an maximum. Mais si ça devient une activité principale - les seuils existants sont maintenus (32 500 euros par an) - on renforce l’accompagnement, et ces entreprises qui atteignent le plafond basculent ensuite dans le régime classique au bout de deux ans ».

Sur les stations-services indépendantes. Bruxelles veut leur imposer certaines normes qui risquent d’en faire fermer un tiers, selon une info RMC :

7h42 - Sylvia Pinel : « En juin, il y aura des mesures spécifiques pour les stations-services dans une loi sur les commerces. Nous avons déjà un fond pour la rénovation des cuves ».

7h25 - C'est l'heure des Coulisses de la politique, avec Véronique Jacquier - A l'UMP, un vote pour un nouveau vote.

Gérard Dalongeville, ancien maire d’Hénin-Beaumont

Jugé cette semaine pour une affaire de fausses factures, Gérard Dalongeville affirme qu’il ne savait pas que les factures du PS - auquel il appartenait à l'époque - étaient fausses et pointe du doigt la responsabilité du parti, citant un « système qui existait depuis longtemps et qui existe toujours, un financement occulte dans la fédération socialiste du Pas-de-Calais, l'une des plus puissantes de France ». A cette époque, le parti était alors dirigé par François Hollande, que Gérard Dalongeville a appelé à témoigner. Le président a décliné.

François Hollande a été appelé à témoigner en tant qu’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste

7h15 - Gérard Dalongeville : « Il a pris des engagements : "Moi, président, je ne me déroberai pas". Aujourd’hui, il n’en est rien. Il aurait pu répondre, envoyer un écrit au tribunal, ça aurait apporté un éclairage important. Quand on a été 11 ans à la tête de Solférino, on connaît le Pas-de-Calais par cœur. Soit il est au courant et il a couvert, soit il ne l’est pas, et c’est inquiétant ».

7h14 - Gérard Dalongeville : « Je vais expliquer le système pendant trois semaines au tribunal de Béthune. On va voir où allait les commissions acceptées par certains ».

7h13 - Gérard Dalongeville : « Ce sont des entreprises bien connues, du BTP du Nord-Pas-de-Calais, qui versent leur obole à la fédération socialiste. Ce n’est pas une spécificité du PS ».

7h12 - Gérard Dalongeville : « Il y a deux choses. Il y a de fausses factures présumées, pour lesquelles ma responsabilité n’est pas engagée car elles se sont faites sans mon accord. Et puis il y a un système établi dans le Pas-de-Calais : le financement du parti depuis des années ».

Bientôt 7h, bonjour à tous, suivez le direct de Bourdin & Co de ce mardi matin.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin