BFMTV

Revivez le direct de Bourdin & Co du 2 mai

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr

De 7h à 9h suivez en direct la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.fr - -

Ce jeudi sur RMC, Jean-Jacques Bourdin recevait Thierry Grégoire, de l’Umih pour parler de l’abandon du label « fait maison » pour la restauration. La ministre chargée des personnes handicapées Marie-Arlette Carlotti a dévoilé le plan du gouvernement pour l’autisme, et le journaliste au Point Christophe Labbé est revenu sur l’appartement à sept millions d’euros de Thomas Fabius, qui intrigue la justice. A 8h35, Jean-Jacques Bourdin s'entretenait avec le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Invités, témoignages, débats... retrouvez ici tous les moments forts de Bourdin & Co ce jeudi sur RMC :

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce jeudi matin à 8h35. Coincé dans un train, il n'a pu être là que quelques minutes par téléphone. Très proche de François Hollande, le ministre a son oreille et lui conseille de ne pas brouiller son message avec trop de lois et lancer de grands investissements. Il affirme que la première année a posé le socle du quinquennat de François Hollande.

8h25 : C'est l'heure des coulisses de la politique, avec Véronique Jacquier : Le FN, bientôt premier parti de France.

Christophe Labbé, journaliste au Point

L’appartement de 280 mètres carrés dans une artère chic de la capitale de Thomas Fabius, le fils de Laurent Fabius, intrigue la justice. Acheté à 7 millions d’euros en 2012, il aurait été payé grâce à des gains au jeu, assure le propriétaire, et assorti d’une garantie de sa société de conseil, qui a pourtant fait très peu de bénéfices, sans oublier le fait que Thomas Fabius… ne paye pas d’impôts. Selon Le Point, Thomas Fabius n'a fait l'objet d'aucune enquête fiscale malgré un signalement de Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins. Christophe Labbé, du Point, enquête sur cette affaire.

8h16 - Christophe Labbé : « Quand on regarde le prix du marché, l’appartement a été payé un million d’euros de plus ».

8h15 - Christophe Labbé : « Il y a une enquête préliminaire du parquet de Paris. Thomas Fabius ne paye pas d’impôts sur le revenu ! Pour un achat comme ça, le fisc met normalement son nez dans la transaction, mais là, il a manqué de curiosité. Il y a eu un signalement à la justice par le service de renseignement chargé de détecter les affaires de blanchiment et les circuits d’argent parallèle ».

8h14 - Christophe Labbé : « Thomas Fabius a indiqué à son agent que les gains viendraient du jeu. Thomas Fabius est effectivement un joueur, mais d’après nos informations, il perd plus qu’il ne gagne ».

8h14 - Christophe Labbé : « On a enquêté sur les conditions de cet achat, et on a des explications embrouillées. Thomas Fabius a expliqué qu’il avait acquis cet appartement avec un prêt bancaire et une garantie, dont on n’a pas trouvé trace. Il nous a expliqué que son banquier a été rassuré par les bénéfices de sa société. Or, cette société a des bénéfices limités à 92 000 euros en 2010, et 12 000 euros en 2011, et Thomas Fabius ne s’octroie ni salaire ni dividende ».

8h12 - Christophe Labbé : « L’appartement a été acquis un mois après l’élection présidentielle, avec une promesse de vente entre les deux tours ».

Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées

La ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion Marie-Arlette Carlotti présente le 3ème plan autisme 2013/2017 ce jeudi à midi au ministère de la Santé. Doté de 205 millions d’euros, le plan a un budget en hausse et prévoit la formation de 5 000 professionnels du secteur médico-social, 1 500 places pour les adultes et 850 places de Sessad pour les enfants.

7h49 - Marie-Arlette Carlotti : « Nous allons créer des places spécifiques pour l’autisme. Nous allons créer 1 500 places supplémentaires pour les adultes. Il est inconcevable que les familles doivent aller en Belgique pour qu’on s’occupe des adultes. Tous les établissements existants auront des postes s’ils s’ouvrent aux méthodes modernes de traitement de l’autisme. Au moins, la société ouvre les yeux ».

7h46 - Marie-Arlette Carlotti : « Si vous êtes parent d’un enfant autiste, pour l’instant, vous galérez. Les médecins généralistes seront formés. C’est un engagement de Vincent Peillon, nous allons aussi former les enseignants, pour qu’ils puissent faire du repérage. Nous allons changer les carnets de santé, et ajouter des critères pour détecter les handicaps, et particulièrement l’autisme. Et il y aura les centres régionaux de l’autisme où les parents trouveront un véritable socle ».

7h46 - Marie-Arlette Carlotti : « Le plan comprend le repérage précoce, c’est nouveau. On peut repérer l’autisme dès 12 à 18 mois en mettant en place un réseau sur le terrain, que nous allons renforcer, avec un réseau par département ».

7h45 - Marie-Arlette Carlotti : « Il y aura 1 273 créations de postes, en soutien. Plutôt des emplois médico sociaux, d’accompagnement. L’autisme n’est pas une maladie, c’est un handicap ».

7h44 - Marie-Arlette Carlotti : « Nous allons former les professionnels qui ne sont pas formés aux méthodes adaptées à l’autisme. Ils le seront dès 2014 ».

7h42 - Marie-Arlette Carlotti : « Ce n’est pas rien, un plan de 205 millions d’euros, c’est 18 millions de plus que le plan précédent. Les demandes sont importantes »

7h25 - C'est l'heure des coulisses de la politique, avec Jean-François Achilli : Hollande et la cartouche du remaniement.

Sylvain Crépon, spécialiste du Front National

Pour la première fois lors d’un défilé du 1er mai, Jean-Marie Le Pen n’a pas parlé. Sa fille, Marine Le Pen, a tenu un discours très virulent, et le parti semble hésiter entre rester dans la logique anti-système et la quitter. Sylvain Crépon, spécialiste du Front national et auteur d’Enquête au cœur du Nouveau Front national, a assisté au défilé et revient sur la position particulière du FN en ce moment.

7h24 - Sylvain Crépon : « La concurrence électorale pour le FN est autour de l’électorat populaire. Nicolas Sarkozy avait su les séduire, mais cet électorat s’est partagé avec François Hollande lors de la dernière présidentielle. Aujourd’hui, les deux principaux ennemis sont l’UMP, car ils sont en concurrence pour incarner le premier parti d’opposition, et le PS, pour représenter l’électorat populaire ».

7h23 - Sylvain Crépon : « Le fait que Jean-Marie Le Pen ne prenne pas la parole est un sacré tournant. Ça montre que Marine Le Pen commence à asseoir totalement son pouvoir. Jean-Marie Le Pen gardait auparavant un pouvoir de nuisance. Pendant la dernière présidentielle, il avait lancé des provocations. Là, ça veut dire que Marine Le Pen a toutes les cartes en main ».

7h21 - Sylvain Crépon : « Le FN est dans un dilemme, entre rester un parti antisystème, soit rentrer dans le système. Ce n’est pas la première fois. "Soit je sors de cette logique, je fais le jeu des institutions, et dans ce cas je risque de me fondre avec les autres partis, soit j’entretiens ma spécificité, mais l’accès au pouvoir m’est interdit". Marine Le Pen a essayé une dédiabolisation, mais maintenant, il faut que ça se traduise dans le programme. Il y a des gens en interne qui poussent à plus de normalisation, et d’autres qui freinent car ils ont peur de disparaître s’ils se transforment trop ».

Thierry Grégoire, porte-parole de l’Umih, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie

Il n’y aura pas de label « fait maison » dans la restauration. Un temps envisagé par le ministre de l’Economie sociale et solidaire et de la consommation Benoît Hamon, l’idée a finalement disparu du projet de loi sur la consommation présenté ce jeudi. Le label devait permettre de mettre en avant les restaurants qui cuisinent encore des produits frais et pas simplement des plats surgelés, mettant en avant l’accueil. Thierry Grégoire, porte-parole de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) regrette cette décision et estime que l’industrie agro-alimentaire a fait pression sur le pouvoir politique.

7h15 - Thierry Grégoire : « On fera tout pour qu’il y ait une loi prochaine. Si l’industrie alimentaire veut formater nos consommateurs à un goût type, on ne veut pas. Evidemment qu’elle doit faire pression ».

7h14 - Thierry Grégoire : « Il faut protéger ce quart de restaurateurs, ceux qui font la gastronomie. Le consommateur a compris qu’il peut avoir dans son assiette un produit qu’il ne voulait pas. Il faut que demain, l’artisan restaurateur ait un statut qui change ».

7h12 - Thierry Grégoire : « Ce qu’on défend, c’est le quart de restaurateurs indépendants qui font du fait maison et se battent depuis des années pour faire la différence. Le débat n’est pas de savoir s’il faut protéger le mot restaurant. Mais ce qu’il faut mettre en avant, c’est qu’il y a une diversité, et qu’il faut valoriser la restauration artisanale. Aujourd’hui, il n’y a qu’un label, c’est le titre de maître restaurateur. Il faut mettre en avant un statut d’artisan restaurateur ».

Bonjour à tous, il est 7h et nous sommes ensemble jusqu'à 9h pour suivre toute la matinale de Jean-Jacques Bourdin en direct.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin