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Remise en liberté d'Alain Orsoni, figure du nationalisme corse

L'ex-dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, ancien président du club de football d'Ajaccio, a été libéré lundi soir après dix mois de détention provisoire dans une affaire de meurtre, a annoncé son avocat, Me Antoine Sollacaro. /Photo d'archives/REUTE

L'ex-dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, ancien président du club de football d'Ajaccio, a été libéré lundi soir après dix mois de détention provisoire dans une affaire de meurtre, a annoncé son avocat, Me Antoine Sollacaro. /Photo d'archives/REUTE - -

L'ex-dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, ancien président du club de football d'Ajaccio, a été libéré lundi soir après dix mois de détention...

PARIS (Reuters) - L'ex-dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, ancien président du club de football d'Ajaccio, a été libéré lundi soir après dix mois de détention provisoire dans une affaire de meurtre, a annoncé son avocat, Me Antoine Sollacaro.

Après une grève de la faim de 36 jours à la prison du Pontet, dans le Vaucluse, il a perdu 12 kg, a précisé ce dernier. Alain Orsoni doit rentrer en Corse mardi.

C'est le juge d'instruction Claude Choquet qui l'a remis en liberté après une confrontation avec le frère de Thierry Castola, la victime du crime qu'il est censé avoir commandité.

Castola, mort en janvier 2009, était le fils d'un gangster connu en Corse et les enquêteurs examinent la piste d'une lutte de gangs rivaux.

Alain Orsoni, ancien dirigeant du Mouvement pour l'autodétermination, a lui-même été visé par un projet d'assassinat en août 2008.

Sept personnes soupçonnées d'appartenir à la bande "du Petit Bar", celle des Castola, ont été mises en examen dans le cadre de l'enquête sur ce que la justice a présenté comme un complot visant à tuer l'ancien leader nationaliste.

Alain Orsoni s'était exilé pendant douze ans en Amérique du Sud et en Espagne après une guerre fraticide entre nationalistes dans les années 1990.

Il dit avoir travaillé comme consultant dans le secteur des jeux. Il avait regagné la Corse pour prendre en juillet 2008 la tête du club de football de la ville, actuellement en Ligue 2.

Nicolas Bertin et Thierry Lévêque, édité par Guy Kerivel