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Le pape condamne avec force la pédophilie dans le clergé

Le pape François a renouvelé son appel aux pays de l'Union européenne à accueillir dignement des centaines de milliers de demandeurs d'asile et immigrés.

Le pape François a renouvelé son appel aux pays de l'Union européenne à accueillir dignement des centaines de milliers de demandeurs d'asile et immigrés. - Tiziani Fabi - AFP

Le pape François a dénoncé vendredi "la conscience insensible et anesthésiée" de l'Europe vis-à-vis des migrants et la trahison des prêtres pédophiles qui "dépouillent les innocents de leur dignité".

Le pape a condamné vendredi avec force la pédophilie dans le clergé: "Ô Croix du Christ, nous te voyons encore aujourd'hui dans les ministres infidèles qui au lieu de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité", s'est-il exclamé, lors d'une prière à la fin du Chemin de croix au Colisée de Rome.

Il a renouvelé son appel aux pays de l'Union européenne à accueillir dignement des centaines de milliers de demandeurs d'asile et immigrés. La Méditerranée et la Mer Egée "sont devenues un cimetière insatiable, image de notre conscience insensible et anesthésiée", a-t-il déploré dans une prière prononcée à l'issue de la cérémonie du Vendredi Saint, qui commémore chaque année la passion et la mort du Christ.

"Ô Croix du Christ, nous te voyons aujourd'hui dans les visages des enfants, des femmes et des personnes, épuisés et apeurés qui fuient les guerres et les violences et ne trouvent souvent que la mort et tant de Pilate aux mains lavées", a-t-il martelé.

Le silence "lâche" du monde

Evoquant les offensives jihadistes qui touchent l'Afrique, le Moyen Orient jusqu'au cœur de l'Europe, Jorge Bergoglio a dénoncé "les fondamentalismes et le terrorisme des adeptes de certaines religions qui profanent le nom de Dieu et l'utilisent pour justifier leurs violences inouïes".

Faisant allusion aux persécutions des chrétiens, Jorge Bergoglio a déploré "le silence lâche" du monde pour "nos sœurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares".

Le pape a encore fustigé le fondamentalisme rigide de certains religieux, y compris dans l'Eglise catholique, "docteurs de la lettre et non de l'esprit, de la mort et non de la vie, qui au lieu d'enseigner la miséricorde et la vie, menacent de punition et de mort et condamnent le juste". Ces "cœurs endurcis jugent facilement les autres, prêts à les condamner même à la lapidation", a-t-il observé.

la rédaction avec AFP